Bruxelles, 31/10/2001 (Agence Europe) - Le Parlement européen a adopté jeudi dernier, le rapport de Carmen Fraga Estevez (PPE-DE, Espagnole) qui approuve la proposition sur le nouveau protocole de pêche entre l'UE et le Madagascar, paraphé en mars dernier pour une durée de trois ans (21 mai 2001 au 20 mai 2004). Le Parlement demande que la Commission rédige, au cours de la dernière année d'application du protocole, un rapport sur la mise en œuvre de l'accord de pêche. Ce protocole concerne uniquement la flotte thonière, même s'il sera possible de négocier d'autres possibilités de pêche pour d'autres espèces (notamment la crevette). Il prévoit des possibilités de pêche de 11 000 tonnes par an de thonidés pour 40 senneurs (5 de moins qu'auparavant) et 40 palangriers de surface (10 de plus que dans le protocole précédent). Le montant de la contrepartie financière annuelle de la Communauté s'élève à 825 000 euros. La participation des armateurs au paiement des droits a augmenté, passant de 20 à 25 euros par tonne de thonidés capturés.
En adoptant le rapport de Pat the Cope Gallagher (UEN, Irlandais), le PE a par ailleurs adopté la proposition visant à prolonger jusqu'à la fin de l'année, le protocole de pêche actuel entre l'UE et le Sénégal (voir EUROPE du 8 juin, p.9). Faute d'accord sur la conclusion d'un nouveau protocole avant l'expiration du protocole actuel (le 30 avril 2001), les deux parties sont convenues de proroger ce dernier de trois mois, puis de cinq autres mois, afin de garantir la poursuite des activités de pêche dans les eaux sénégalaises. Rappelons que l'accord conclu avec le Sénégal (qui bénéficie par ordre d'importance à l'Espagne, à la France, au Portugal, à l'Italie et à la Grèce) couvre trois types de pêche: thonière (12 canneurs, 41 senneurs et 23 palangriers), pélagique (22 navires européens) et chalutière (10 000 TJB). Les activités de pêche des navires communautaires concernent principalement le thon, la crevette de haute mer et les espèces benthiques comme le merlu, ainsi que les espèces vivant dans des eaux moins profondes, telles que les céphalopodes et le mérou. La compensation financière versée par l'UE en application du protocole actuel s'élève à 12 millions d'euros par an, soit au total à 48 millions d'euros (sur la période 1997-2001).