Bruxelles, 31 octobre 2001 (Agence Europe) - Les quinze ministres des Affaires étrangères de l'UE et des douze pays riverains de la Méditerranée se retrouvent les 5 et 6 novembre à Bruxelles dans le cadre du processus de Barcelone, pour faire un bilan à mi-parcours entre deux sessions ministérielles formelles. Tous les pays membres du processus seront présents (y compris la Syrie et le Liban qui n'avaient pas fait le voyage à Marseille en novembre 200O). La Libye, l'UMA (Union du Maghreb Arabe) et la Ligue arabe assisteront en tant qu'observatrices.
La session, qui s'ouvre lundi en fin d'après-midi, sera d'emblée consacrée aux discussions politiques. Mardi, on abordera d'abord les matières humaines, la volonté semblant être de ne pas rééditer l'oubli, à Marseille, de tous ces thèmes. L'Espagne et la Suède ont déjà annoncé leur intention de proposer un projet conjoint à ce sujet (voir EUROPE des 29&30 octobre, p.6). Il y aura aussi des discussions détaillées autour du projet européen de coopération dans le domaine JAI, mais on ne s'attend pas à ce stade à ce que cela produise des résultats. Ensuite, sera passée en revue la coopération économique et financière: la Commission a l'intention de présenter ses plus récentes évaluations sur l'utilisation des ressources financières (qui serait nettement améliorée), et la question de l'harmonisation des règles d'origine sera aussi évoquée.
A l'issue de la réunion, il n'y aura pas de document final conjoint, mais des conclusions seront présentées à la presse, qui pourraient contenir un passage spécifique sur le terrorisme.
Un petit-déjeuner permettra à la Présidence et aux pays (Maroc, Tunisie, Égypte et Jordanie) engagés dans un processus de libre-échange spécifique de faire le point sur ce projet.
Autre sujet: les rapports israélo-palestiniens. L'annonce par le porte-parole belge que Yasser Arafat sera à Bruxelles lundi a relancé les spéculations sur une rencontre avec Shimon Peres, dont la participation à la conférence ministérielle est tenue pour sûre.