S’adressant au Comité des ministres du Conseil de l’Europe, mercredi 4 mars, le Secrétaire général, Alain Berset, a insisté auprès des représentants des ministres des Affaires étrangère de l’organisation sur l’importance d’une architecture de sécurité européenne inscrite « dans un cadre institutionnel stable et permanent, capable de surmonter les réponses fragmentées et ponctuelles et d’éviter la paralysie ».
Une demande au Comité des ministres que le Secrétaire général avait annoncée ce 1er mars dans sa 'Déclaration' sur le déclenchement de la crise en Iran et au Proche-Orient, et qui intervient après des conversations qu’il a tenues avec les dirigeants des États limitrophes de la région, notamment le président chypriote, Níkos Christodoulides, le Premier ministre arménien, Nikol Pachinian, le président azerbaïdjanais, Ilham Aliyev, et le ministre des Affaires étrangères moldave, Mihail Popșoi.
Un échange avec le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, est également prévu.
Face à la rupture de l’ordre international désormais violemment à l’œuvre, il réclame pour l’Europe une vision « audacieuse, claire et fondée sur des valeurs pour l'Europe dans son ensemble ».
« Nous sommes face à un choix fondamental », a-t-il insisté : « Voulons-nous continuer à réagir aux crises provoquées par d'autres ? Ou devons-nous organiser notre sécurité collective dans un cadre permanent qui nous permette d'anticiper et d'agir ensemble ? »
Pour Alain Berset, « le Conseil de l’Europe est la seule organisation existante disposant de la portée géographique, de la légitimité historique et de la cohérence juridique nécessaires pour remplir cette fonction ».
Conseil de l’Europe qui a entrepris une réforme afin de renforcer sa capacité d’action, a-t-il ajouté, avant d’annoncer que des consultations avec les États membres seraient engagées dans les semaines à venir afin de définir la voie à suivre. (Véronique Leblanc)