Lynn Boylan (La Gauche, irlandaise), présidente de la délégation du Parlement européen pour les relations avec la Palestine, Cecilia Strada (S&D, italienne), Barry Andrews (Renew Europe, irlandais) et Ana Miranda Paz (Verts/ALE, espagnole) ont appelé, mercredi 4 mars, les présidents des groupes politiques au Parlement européen à permettre plus de débats au PE sur la situation au Proche-Orient, rappelant les dernières mesures prises par Israël, la poursuite de l'extension des colonies ou encore le non-respect du droit humanitaire international par Israël à Gaza.
Devant les médias, Lynn Boylan a appelé la présidente du PE et des groupes politiques à faire en sorte qu'il y ait un débat sur la situation au Proche-Orient lors de la session plénière de la semaine prochaine. Une demande qui n’a pas été satisfaite lors de la conférence des présidents, qui a eu lieu plus tard dans la journée.
Cecilia Strada a rappelé que des débats avaient été demandés à de nombreuses reprises, mais que ceux-ci avaient été bloqués par les groupes politiques de droite et d'extrême droite. « Quand la Commission européenne refuse de prendre des mesures, le PE doit augmenter la pression sur elle. Si nous abdiquons quant à notre rôle de gardien de la Commission, nous abandonnons notre mission en tant que parlementaires », a-t-elle ajouté.
Ana Miranda Paz, de son côté, a estimé que le PE se penchait souvent sur des sujets qui n'intéressent pas les citoyens, mais qu'alors que le Proche-Orient mobilise les Européens, « on n'en parle pas ».
Le dernier débat en session plénière a eu lieu en décembre. (Camille-Cerise Gessant)