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Bulletin Quotidien Europe N° 13822
GUERRE AU MOYEN-ORIENT / Migration

« aucun flux migratoire significatif » depuis le Moyen-Orient, assure Magnus Brunner, qui mise sur le 'Pacte asile' pour faire face à cette éventualité

Les ministres européens de l’Intérieur, réunis jeudi 5 mars en Conseil 'Justice et Affaires intérieures' sous présidence chypriote du Conseil de l'UE, ont consacré une large part de leurs échanges à l’escalade des tensions géopolitiques au Moyen-Orient et à ses répercussions potentielles sur la sécurité européenne.

Si le conflit en Iran et le sort précaire des centres de détention en Syrie demeurent sources de préoccupation majeure, Magnus Brunner, commissaire chargé de la Migration et des affaires intérieures, et Nicholas Ioannides, ministre chypriote chargé de la Migration et de la protection internationale, se sont voulus rassurants sur la capacité de réaction de l'UE, à l'issue des réunions.

« Nous ne voyons aucun flux migratoire significatif depuis l'Iran vers l'extérieur », a déclaré M. Brunner, précisant cependant qu'il fallait « rester vigilant ». Il a assuré que l'UE était en contact « avec ses partenaires dans la région » pour anticiper tout basculement. « Nous sommes dans une situation différente de celle de 2016. Depuis, nous avons commencé à 'mettre de l'ordre' dans l'UE avec plusieurs réformes. Et les résultats sont bons », a-t-il ajouté, notant que les franchissements illégaux des frontières ont baissé de plus de 15% au cours des deux dernières années.

Selon lui, cette résilience s'appuie notamment sur le déploiement de systèmes de contrôle numérique avancés comme le système 'Entrée/Sortie', jugé « incroyablement important pour la sécurité de l'Europe ». M. Ioannides a complété en soulignant que « les infrastructures, les procédures et la législation » européennes ont justement été renforcées afin de réagir à ce type de crise. 

Cette volonté de contenir tout risque à la source est partagée par les États membres. Gerhard Karner, ministre autrichien de l'Intérieur, a insisté sur l'importance de maintenir un contact étroit avec la Turquie et de surveiller la frontière irako-iranienne. De son côté, son homologue suédois, Johan Forssell, a martelé que l'UE ne pouvait pas se permettre une « répétition de la crise des réfugiés d'il y a dix ans ». Selon lui, la réponse européenne doit se limiter au maximum à une aide humanitaire sur place, avec des « provisions d'urgence » et des logements, afin d'offrir une protection aux populations au plus près de la zone de conflit et d'éviter des flux migratoires trop conséquents. (Justine Manaud)

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