Le secteur européen de la pêche s’est dit très déçu, mercredi 17 décembre, par l’accord partiel de partage des stocks de maquereau conclu entre le Royaume-Uni, la Norvège, les îles Féroé et l’Islande, qui exclut de fait l’UE.
« En optant pour un TAC total de 299 010 tonnes pour 2026, les quatre parties entérinent une rupture formelle de l’égalité des conditions de concurrence, alors même que l’UE s’aligne sur l’avis scientifique principal du CIEM », expliquent les organisations European Association of Producer Organisations (EAPO) et Europêche.
Elles appellent l’UE à mobiliser tous les moyens à sa disposition pour corriger ce déséquilibre, lutter contre une surpêche désormais institutionnalisée et contribuer à la conclusion d’un accord équitable entre l’ensemble des États côtiers.
Selon les organisations, cet accord (https://aeur.eu/f/k2e ) « revient à récompenser la fixation unilatérale, par des pays tiers, de quotas artificiellement gonflés ces dernières années, tout en ignorant les intérêts légitimes de l’Union et de ses pêcheurs ».
La part cumulée des quatre signataires atteint désormais 79,45% du total autorisé, ne laissant pas une marge suffisante pour prendre en compte les revendications de l’UE. L’accord exclut non seulement l’Union européenne, mais aussi le Groenland, sans apporter de solution à la surpêche pratiquée par la Russie. Dans ce cadre, la Norvège se voit attribuer un TAC de 78 939 tonnes.
Le règlement européen sur les quotas pour 2026 prévoit un TAC provisoire de 156 921 tonnes, correspondant à 90% de l’avis scientifique principal du CIEM, applicable pour les six premiers mois de l’année 2026. (Lionel Changeur)