La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre canadien, Mark Carney, ont annoncé, dans la soirée de lundi 1er décembre, la finalisation des négociations en vue de la participation du Canada à l'instrument européen de prêt 'SAFE', qui aidera dix-neuf États membres à accroître les dépenses militaires à concurrence de 150 milliards d'euros (EUROPE 13763/2).
La conclusion des négociations sur l'instrument 'SAFE' constitue « une nouvelle étape dans l'approfondissement de notre coopération » dans le secteur de la défense : « Nous allons créer des chaînes d'approvisionnement résilientes entre nos industries » ; « nous allons créer davantage d'emplois, stimuler la croissance », se sont réjouis les deux dirigeants, dans un communiqué commun.
Mardi, un porte-parole de l'institution de l'UE, Thomas Regnier, a indiqué que la contribution unique d'Ottawa pour sa participation à 'SAFE' s'élèverait à « 10 millions d'euros ». Un mécanisme de correction sera en place pour évaluer la nécessité de revoir à la hausse cette contribution en fonction du nombre de contrats qu'obtiendra l'industrie militaire canadienne et du nombre d'emplois qu'elle créera. D'après M. Regnier, l'UE a obtenu que le matériel de défense canadien acquis via 'SAFE' contienne « au minimum 20% de composants européens ».
Dans le cadre de 'SAFE', l'industrie européenne est surtout intéressée par les matières premières critiques disponibles au Canada. (Mathieu Bion)