Les ministres des Finances allemand, Lars Klingbeil, et français, Éric Lombard, exhortent la Commission européenne à poursuivre la démarche de simplification réglementaire en identifiant d'« autres potentiels de simplification au-delà du reporting, notamment dans la réglementation des marchés financiers », dans une déclaration commune publiée jeudi 17 juillet, au lendemain d'une réunion bilatérale à Ludwigsfelde.
Concernant le secteur bancaire, le tandem franco-allemand salue l’annonce de la Commission européenne de « conduire une analyse de la compétitivité » et l’encourage à « proposer des mesures ambitieuses de simplification du cadre juridique applicable à toutes les banques, en insistant sur la proportionnalité et l’égalité des conditions de concurrence au niveau mondial ».
Pleinement engagés dans la construction d’une véritable Union de l’épargne et de l’investissement, les ministres soutiennent la proposition législative révisant le cadre réglementaire relatif à la titrisation (EUROPE 13661/26) et se disent « déterminés » à faire avancer le processus législatif. Ils reconnaissent la nécessité de « renforcer les conditions permettant aux autorités européennes de surveillance d’exercer un contrôle effectif sur les acteurs transfrontaliers les plus systémiques des marchés de capitaux ». Et de rappeler la participation de leur pays au projet de label 'Finance Europe' visant à mobiliser l’épargne européenne (EUROPE 13654/20).
Par ailleurs, MM. Lombard et Klingbeil annoncent la création d'un groupe de travail commun piloté par l'Allemand Jörg Kukies et le Français Christian Noyer, qui sera chargé d’identifier les obstacles limitant la capacité des 'start-up' et 'scale-up' européennes à accéder aux financements nécessaires à leur développement.
Voir la déclaration franco-allemande : https://aeur.eu/f/hxg (Mathieu Bion)