La Commission européenne a proposé, mercredi 16 juillet, dans le cadre du budget européen 2028-2034 (EUROPE 13682/1), une enveloppe de 74 milliards d'euros dans le domaine des affaires intérieures « afin de rendre l'Europe plus sûre et plus sécurisée, de doter l'UE de frontières extérieures plus solides et de mettre en œuvre un système de gestion des migrations juste et rigoureux », indique un communiqué.
Ce financement triple celui alloué sous la période budgétaire précédente, a ajouté la Commission. Ces fonds ‘Affaires intérieures/migration’ sont également intégrés au Fonds unique des partenariats nationaux et régionaux de 865 milliards d’euros.
Ils seront répartis comme suit : 26 milliards pour la gestion des migrations, 25 pour la gestion des frontières, 12 pour Frontex, 8 pour la sécurité intérieure et 3 pour Europol, dont le mandat sera renforcé en 2026.
Ces fonds permettront, entre autres : - de « mettre en œuvre le ‘Pacte sur la migration et l'asile’, tant sur le plan interne qu'externe, avec des procédures d'asile plus rapides, des règles plus strictes pour prévenir les abus, un contrôle des droits fondamentaux et des retours plus efficaces » ; - de numériser entièrement la gestion des contrôles aux frontières, de mieux équiper les gardes-frontières ou de doter les forces de l'ordre de capacités modernisées.
Selon l’ONG PICUM de défense des migrants sans-papiers, « la proposition vise à augmenter les ressources des fonds qui ont financé la surveillance violente des frontières par le passé (...). Il en va de même pour Frontex, une agence accusée à plusieurs reprises de complicité de violations des droits humains aux frontières ». (Solenn Paulic)