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Bulletin Quotidien Europe N° 13598
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Transports/industrie

Le Plan d'action pour le secteur automobile de la Commission européenne n’est pas assez ambitieux pour certains eurodéputés, inadapté pour d’autres

Le Plan d’action industriel pour le secteur automobile de la Commission européenne a été jugé soit trop peu ambitieux par certains députés européens soit inadapté par d’autres, mercredi 12 mars, lors du débat en session plénière (EUROPE 13592/4  ; 13593/14).

Une partie du Parlement remet en question le 'tout électrique' et souhaite revenir sur l’interdiction des moteurs thermiques, notamment le PPE, la CRE et les PfE et l'ENS. « L'industrie a besoin de flexibilité, d'objectifs clairs et d'un engagement en faveur de la neutralité technologique », a défendu l’eurodéputé européen allemand Jens Gieseke, négociateur en chef du Groupe PPE sur l'industrie automobile. « Nous appelons à une révision de l'interdiction des moteurs à combustion interne avant la fin de l'année », a-t-il ajouté.

Klara Dostalova (PfE, tchèque) a critiqué la dépendance de l’UE vis-à-vis de la Chine concernant les importations de matériaux pour la construction des batteries. « Comment la transition est-elle juste, si l'on ignore les technologies traditionnelles, les solutions à base d'hydrogène, les modèles hybrides et si l'on pénalise ceux qui n'ont pas les moyens de s'acheter une voiture électrique ? », a-t-elle demandé rhétoriquement, appelant à « un respect de la réalité économique ».

De son côté, Carlo Fidanza (CRE, italien) a déploré le fait qu’aucune dérogation ne soit prévue pour les véhicules lourds. « L'électrification de ces marchés n'est pas soutenable, ce qui lèse un secteur dans lequel nous sommes en concurrence avec des entreprises extraeuropéennes », a-t-il regretté.

À l’inverse, Mohammed Chahim (S&D, néerlandais) a fait part de ses inquiétudes concernant le retard technologique que l’Europe risque de prendre si elle tarde trop à passer aux véhicules électriques. « Avec ces retards pour passer aux véhicules 'zéro émission' en Europe, je ne vois que deux gagnants : les entreprises qui sont à la traîne, qui ne cherchent que des gains à court terme, et la Chine, qui est déjà en tête du marché des véhicules électriques et qui voit la concurrence se saboter elle-même », a-t-il souligné. « Nous devons promouvoir une flotte d'entreprise électrique, introduire le leasing social pour rendre les véhicules électriques accessibles à tous les Européens », a-t-il ajouté.

Michael Bloss (Verts/ALE, allemand) a accusé la Commission européenne de devenir faible et d’attaquer le Pacte vert, en ouvrant « la boîte de Pandore ». « Vous créez de l'insécurité au niveau des investisseurs de l'industrie des consommateurs et vous n'avez même pas l'intention d'être à la hauteur de la Chine. Félicitations ! Comme ça on peut détruire l'industrie ! », a-t-il soufflé.

Jonas Sjöstedt (La Gauche, suèdois) a aussi exprimé des inquiétudes par rapport aux travailleurs du secteur automobile. « Les emplois d’avenir dans le secteur automobile ne vont pas être générés avec la technologie d'hier », a-t-il considéré. « Il est grand temps de soutenir l'industrie automobile. Il faut des exonérations fiscales pour ceux qui achètent des voitures électriques », a-t-il soutenu.

Pour permettre la transition vers le 'tout électrique', Apóstolos Tzitzikóstas, le commissaire aux Transports et au Tourisme durables, a évoqué l'utilisation de carburants alternatifs. (Anne Damiani)

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