Dans un rapport publié mercredi 12 mars, le Comité pour la prévention de la torture du Conseil de l’Europe (CPT) se dit préoccupé par la surpopulation (allant parfois jusqu'à plus de 225% de taux d'occupation) ainsi que par la violence exacerbée par la chaleur et l’humidité constatées dans les prisons de Guyane et de Guadeloupe.
Il regrette aussi l’insuffisance de structures de soins psychiatriques adaptées aux besoins des patients hospitalisés sans consentement dans ces deux collectivités françaises d’outre-mer.
Fondé sur une visite d'experts qui s’est déroulée en novembre et décembre 2023, le rapport fait également état de dispositifs de récupération de capsules de drogue in corpore ('mules') inadéquats, voire assimilables à un « traitement inhumain et dégradant » ainsi que de détenus attachés à des objets fixes tels que des anneaux ou des chaînes.
Dans sa réponse très circonstanciée communiquée en décembre 2024, la France annonce avoir entamé la mise en place de dispositifs permettant de renoncer à ces pratiques dénoncées par le CPT.
Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/fw4
Lien vers la réponse de l'État français : https://aeur.eu/f/fw5 (Véronique Leblanc)