« Nous restons attachés à l'accord fiscal mondial conclu dans le cadre de l'OCDE », a assuré Valdis Dombrovskis, le commissaire européen à l'Économie, lors de la conférence de presse qui a suivi le Conseil des Affaires économiques et financières (Ecofin), mardi 18 février.
Lors du petit-déjeuner les ministres ont en effet évoqué la question des négociations fiscales au sein de l'OCDE alors que le président américain, Donald Trump, a annoncé le retrait de son pays de la réforme internationale sur l’impôt minimum sur les entreprises (EUROPE 13562/8, 13574/22).
Le commissaire a affirmé que l'UE continuerait « d'insister sur les avantages de la coopération multilatérale et du système mondial fondé sur des règles », notamment lors des prochaines réunions du G20 au Cap, en Afrique du Sud. « Nous continuerons à privilégier les solutions globales pour résoudre les problèmes de fiscalité internationale », a-t-il ajouté.
Si, selon M. Dombrovskis, il n'y a actuellement aucune discussion sur l'annulation de la directive, Márton Nagy, le ministre hongrois de l'Économie, a estimé, en amont de la réunion, que ce retrait des États-Unis poserait un problème à l'UE par rapport à la compétitivité de l'ensemble de la région. « Nous devons éviter que les grandes entreprises multinationales quittent l'UE et s'installent aux États-Unis par exemple, ou dans d'autres pays », a-t-il averti.
« Nous devons donc examiner si la forme actuelle de l'impôt minimum mondial est vraiment valable pour l'avenir, afin de préserver ou de renforcer la compétitivité de l'UE », a-t-il souligné. (Anne Damiani)