La Commission européenne n’a toujours pas répondu aux annonces du président américain, Donald Trump, d’augmenter les tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium, et d’instaurer des tarifs dits « réciproques » pour tous les pays tiers. Le commissaire européen chargé du Commerce, Maroš Šefčovič, est à Washington depuis lundi 17 février pour tenter de négocier avec l’administration américaine et d'éviter des tarifs sur les exportations européennes.
Plusieurs pistes ont été évoquées, y compris par le commissaire lui-même, à Munich, la semaine dernière. « Si les voitures sont le problème, si le soja est le problème, si le GNL est le problème, quoi que vous vouliez discuter, nous sommes prêts à discuter », avait déclaré M. Šefčovič.
Mardi 18 février, la Commission européenne a réfuté avoir proposé aux Américains de baisser les droits de douane sur les véhicules importés des États-Unis et d’augmenter les importations de GNL américain, comme cela avait été rapporté dans certains médias. « Aucune offre spécifique sur une réduction de tarif n’a été faite d’un côté ou de l’autre », a-t-elle affirmé. Elle s'est toutefois dite « prête à trouver des solutions mutuellement bénéfiques avec les États-Unis ».
Les négociations doivent être « équilibrées » et offrir des conditions équitables aux deux parties, a encore insisté l'institution de l'UE.
En ce qui concerne les taxes sur les voitures, elle a expliqué que les tarifs européens sont moins élevés que les américains, puisque l’UE applique le tarif universel de 10% pour toutes les importations de véhicules (sauf droits de douane compensateurs ou tarifs antidumping), et les États-Unis imposent un tarif de 25% sur les ‘pick-up’, par exemple. (Léa Marchal)