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Bulletin Quotidien Europe N° 13335
Sommaire Publication complète Par article 14 / 44
POLITIQUES SECTORIELLES / Climat/environnement

Pour Alain Maron, il n’est pas question pour la Présidence belge du Conseil de l’UE « d’appuyer sur pause » dans la poursuite des objectifs du 'Pacte vert européen'

Les députés de la commission de l'environnement (ENVI) du Parlement européen ont interrogé, mercredi 24 janvier, Alain Maron, ministre de la Région Bruxelles-Capitale chargé de la Transition climatique et de l’Environnement, sur la volonté de la Présidence belge du Conseil de l’Union européenne de faire avancer les dossiers législatifs jugés urgents en matière d’environnement et sur la poursuite à plus long terme des objectifs du 'Pacte vert européen'.

Après avoir rappelé les priorités de la Présidence belge sur le plan législatif (EUROPE 13320/8) et renvoyé vers les discussions initiées entre ministres européens de l’Environnement et du Climat lors de leur réunion informelle qui s’est tenue à Bruxelles la semaine précédente (EUROPE 13329/3, EUROPE 13329/1), le ministre bruxellois a tenté de rassurer les députés sur leurs nombreuses sollicitations et inquiétudes quant à la finalisation de dossiers législatifs en cours.

Plusieurs députés, comme Javi López (S&D, espagnol), ont demandé que la Présidence use de son rôle de médiatrice pour concilier la position du Parlement et celle du Conseil sur la révision des directives ‘qualité de l’air ambiant’ (EUROPE 13332/2).

D’autres, comme Catherine Chabaud (Renew Europe, française), ont demandé de poursuivre le travail sur les enjeux climatiques en mer, notamment en ratifiant le traité sur la biodiversité en haute mer (BBNJ) (EUROPE 13270/35). « Il y a vraiment urgence, on ne peut pas attendre la prochaine mandature », a-t-elle insisté.

Plus globalement, Peter Liese (PPE, allemand) a interrogé le ministre sur le concept de « pause réglementaire » dans les normes environnementales (EUROPE 13324/7) soutenu par le Premier ministre belge, Alexander de Croo.

À ce sujet, M. Maron a assuré qu’il n’était pas question d'« appuyer sur pause » quant aux objectifs du 'Pacte vert européen'.

« Il faut être assez clair. L’Europe s’est donné des objectifs pour 2030. Non seulement il ne faut pas faire de pause, mais il faut déjà amplifier ces objectifs sur le terrain, parce que nous n’y sommes pas encore », a-t-il déclaré, rappelant par ailleurs que l’UE devrait prochainement se doter d’un objectif de réduction de 90% des émissions d’ici à 2040 (EUROPE 13328/2).

M. Maron a également jugé essentiel de susciter l’adhésion d’un maximum de citoyens aux politiques européennes, répondant ainsi en partie aux questions des députés sur les revendications des agriculteurs qui se sentent lésés par les objectifs du 'Pacte vert européen'.

« L’agriculture doit aussi être décarbonée, comme beaucoup de secteurs économiques et sociaux. Est-ce qu’on peut progresser dans ce secteur-là comme dans les autres sans les acteurs concernés ? Non, on ne va pas décarboner l’agriculture sans les agriculteurs », a-t-il affirmé.

Bas Eickhout (Les Verts/ALE, néerlandais), quant à lui, a mis l’accent sur l’importance du travail de préparation des deux prochaines conférences onusiennes sur le climat (COP). « Il y a beaucoup de pression sur les épaules de la Présidence belge pour faire en sorte que les COP en Azerbaïdjan et au Brésil soient des succès », a-t-il avancé.

M. Maron a répondu que le travail allait se concentrer sur le suivi du Bilan mondial (‘global stockage’) dressé à la COP28 à Dubaï (EUROPE 13313/16), le paquet 'énergie' et la préparation de la décision sur le nouvel objectif collectif quantifié (‘new collective quantified goal’) sur le financement de la lutte contre le changement climatique en vue de la COP29.

Frédérique Ries (Renew Europe, belge) a spécifiquement demandé que la Présidence belge soit attentive au point concernant les polluants chimiques PFAS dans le règlement ‘emballages et déchets d’emballage’ en cours de négociation (EUROPE 13325/24).

Conscient de l'actualité sur ce point dans son propre pays, le ministre a assuré que la Présidence belge serait « attentive à saisir toutes les opportunités qui se présentent, afin de traiter la question des PFAS partout où il y a possibilité d’accroche dans la législation européenne ». (Pauline Denys)

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