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Bulletin Quotidien Europe N° 13335
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POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les États membres soutiennent une baisse du niveau de protection du loup dans l'UE

Lors du Conseil 'Agriculture' de mardi 23 janvier, à Bruxelles, une large majorité d’États membres de l'UE ont soutenu le changement de statut de protection du loup pour mieux faire face aux attaques contre le bétail, surtout dans les zones montagneuses.

La Commission européenne a proposé de modifier le statut international du loup, qui passerait de « strictement protégé » à « protégé » (EUROPE 13318/6).

Lors du Conseil, la Finlande a soutenu la proposition de la Commission et expliqué ses arguments dans une note signée également par les délégations autrichienne, tchèque, grecque, italienne, lettone, roumaine, slovaque et suédoise.

Le ministre italien Francesco Lollobrigida a appelé notamment à sortir d’une position idéologique.

La Roumanie, qui a évoqué les dégâts causés aussi par l’ours brun, a prôné un cadre législatif remanié avec des mesures en cas d’attaques et pour faciliter l’indemnisation des éleveurs. En mars, la Roumanie présentera une initiative au Conseil 'Environnement' pour justifier la demande de modification du statut de protection du loup.

La France a soutenu elle aussi la proposition de la Commission, de même que le Danemark (qui a évoqué aussi les dégâts causés par les phoques et les cormorans). Seule l’Allemagne n’a pas souhaité soutenir le document finlandais, tout en reconnaissant que la coexistence était difficile entre le loup et les activités d’élevage.

David Clarinval, le ministre belge président du ce Conseil, a indiqué qu’une très large majorité de délégations ont soutenu les problèmes soulevés par la Finlande et qu’il enverrait au président en exercice du Conseil 'Environnement' une lettre sur les inquiétudes exprimées sur le sujet au sein du Conseil 'Agriculture'.

Virginijus Sinkevičius, le commissaire européen à l'Environnement, a précisé qu’en juillet de l'année prochaine, tous les États membres soumettront leurs rapports au titre de l'article 17 de la directive ‘Habitats’, « ce qui nous permettra de disposer de données et d'évaluations actualisées pour toutes les espèces couvertes par la directive ». Sur la base de ces données et des évaluations nationales, la Commission évaluera l'état de conservation par région biogéographique de l'UE, ce qui permettra de dresser un tableau complet de l'état de conservation des grands carnivores et d'autres espèces sauvages protégées.

En ce qui concerne la modification des annexes de la directive, un changement de la convention internationale de Berne est « une condition préalable à tout changement dans les règles de l'UE », a prévenu le commissaire. « Notre proposition d'abaisser le statut de protection dans le cadre de la convention a été faite sur la base d'une analyse approfondie, qui a montré que les populations de loups ont augmenté de manière significative au cours des deux dernières décennies et qu'elles occupent des territoires plus vastes », a précisé Virginijus Sinkevičius.

L’analyse montre également, selon le commissaire, que cette expansion a entraîné une augmentation des conflits avec les activités humaines, notamment en ce qui concerne les dommages causés au bétail « avec une forte pression sur des zones et des régions spécifiques ». La Commission fournira une image actualisée de toutes les données pertinentes, des tendances et de l'état de conservation des autres espèces dans le prochain rapport sur l'état de la nature qui doit être adopté en 2026. (Lionel Changeur)

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