Le ministre flamand de l'économie, de l'emploi, de l'innovation et de l'agriculture, Jo Brouns, était présent, mardi 23 janvier, face aux députés de la Commission de l'industrie et de la recherche (ITRE) du Parlement européen, afin de détailler les grandes priorités de la Présidence belge du Conseil de l'UE.
Dans son exposé, le ministre a tenu à insister sur deux points saillants : la nécessité absolue pour l'Union de finaliser sa 'double transition' verte et numérique, et l'importance cruciale du maintien de la compétitivité des industries européennes.
Selon Jo Brouns, cette orientation industrielle ne doit cependant pas faire tomber l'Union dans le protectionnisme : « Nous ne devons pas être naïfs, mais nous devons nous affirmer davantage sur la scène internationale et mieux nous préparer aux défis qui nous attendent ».
Plus largement, la Belgique souhaite « instaurer des jalons pour poser un cadre coordonné et cohérent sur la politique industrielle européenne », et, à ce titre, veut « s'engager pleinement sur le dossier de l'Acte pour une industrie 'zéro émission nette' (NZIA) pour renforcer pleinement notre productivité et notre compétitivité ».
Du côté des députés, plusieurs d'entre eux ont soulevé le cas des PME et du récent paquet de mesures de la Commission à leur sujet (EUROPE 13248/21). Jo Brouns a approuvé leur importance « cruciale » pour l'économie européenne et a affirmé que la Présidence allait étudier en profondeur les « lacunes » des différents outils de soutien à l'industrie.
Christian Ehler (PPE, allemand), rapporteur pour le dossier NZIA, de son côté, a alerté le ministre sur le manque de coordination avec la plateforme de Technologies Stratégiques pour l'Europe (STEP), pourtant liée. « Il y a un sentiment de voir un argumentaire en [trilogue] NZIA contraire à celui exprimé pour STEP », a-t-il regretté.
Le ministre flamand a annoncé que la Présidence faisait son possible pour « manœuvrer » entre les positions éloignées du Conseil et du Parlement, tout en prenant acte des différentes inquiétudes de la Commission ITRE. (Isalia Stieffatre)