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Bulletin Quotidien Europe N° 13334
POLITIQUES SECTORIELLES / Agriculture

Les États membres de l'UE demandent d’être associés au dialogue stratégique sur l'avenir de la politique agricole commune

Les ministres de l’Agriculture des pays de l’Union européenne ont demandé, mardi 23 janvier à Bruxelles, à être associés aux échanges sur le dialogue stratégique portant sur l’avenir de la politique agricole commune (PAC).

Lors du Conseil 'Agriculture', Maroš Šefčovič, vice-président de la Commission européenne, a fourni des précisions au Conseil sur l'organisation du dialogue stratégique, qui sera lancé jeudi 25 janvier.

Il a plaidé pour qu’un consensus soit atteint entre les parties prenantes sur l’avenir de l’agriculture en Europe, en respectant un équilibre entre compétitivité et préservation de la nature. Des échanges dans le cadre de ce dialogue devraient avoir lieu toutes les 4 à 6 semaines. Un groupe de travail pourrait évaluer les contributions selon les thèmes (compétitivité, durabilité, innovation) et les travaux devraient se terminer avant septembre 2024, en vue de la publication de lignes directrices destinées à aider la Commission a réfléchir à la PAC post-2027, selon Maroš Šefčovič (EUROPE 13332/4).

Janusz Wojciechowski, le commissaire européen à l'Agriculture, n’a pas voulu voler la vedette à Maroš Šefčovič, en livrant une « contribution modeste » au débat. Il a rappelé que l’UE est le plus grand exportateur de produits agricoles de la planète, mais il a insisté sur la perte des terres agricoles (-1% de la totalité en dix ans) et des exploitations (-4 millions en une décennie) dans l’UE et sur le vieillissement de la profession. Il a plaidé pour un renforcement du budget de la PAC, car les fonds actuels ne sont pas suffisants pour relever les défis. Le commissaire a prôné un 3e pilier de la PAC pour aider les agriculteurs en cas de crise.

La Roumanie a demandé davantage de flexibilité pour modifier les plans stratégiques mettant en œuvre la PAC 2023-2027 et une simplification des exigences environnementales.

Les ministres ont demandé de garantir la sécurité alimentaire et plusieurs d’entre eux - quinze, selon la Roumanie - ont réclamé le maintien des dérogations concernant certaines règles en matière d’éco-conditionnalisé (jachère, rotation des cultures) pour augmenter la production.

Le Danemark ainsi que les Pays-Bas et l’Allemagne ont insisté sur le besoin de poursuivre la simplification de la PAC et de garantir un secteur compétitif.

Luis Planas, le ministre espagnol, a estimé que la réforme de la PAC a été de grande ampleur, alors que des défis ont dû être relevés (sécheresse, guerre en Ukraine).

Le ministre hongrois, István Nagy, a estimé que la PAC devait être adaptée aux besoins des agriculteurs. Il a plaidé pour un meilleur équilibre entre durabilité et compétitivité du secteur et il a plaidé pour un renforcement des outils de gestion des crises. Le dialogue stratégique doit permettre d’être à l’écoute des agriculteurs, a conclu M. Nagy.

Les Pays-Bas ont insisté sur le besoin de renforcer la confiance entre gouvernements et agriculteurs. « Les manifestations touchent tous les pays », a relevé le ministre néerlandais.

La délégation allemande a insisté sur le besoin de rendre plus durable et équitable l’agriculture de l’UE. « La durabilité est la condition de la sécurité alimentaire », a-t-elle insisté.

Les États membres devront être pleinement associés à ce dialogue stratégique, a insisté la délégation française. « Il convient de revaloriser le rôle des agriculteurs dans nos sociétés », a plaidé la France, pour qui des réponses doivent être apportées au mal-être et aux inquiétudes des agriculteurs.

La France et d’autres pays ont, par ailleurs, insisté sur le besoin d’assurer des revenus suffisants aux agriculteurs et d’aider les agriculteurs dans la transition environnementale.

L'Irlande a demandé un budget solide pour la PAC et des ressources en dehors de la PAC. (Lionel Changeur)

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