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Bulletin Quotidien Europe N° 13334
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POLITIQUES SECTORIELLES / Énergie

Les eurodéputés interrogent la Présidence belge du Conseil de l’UE sur la sortie définitive des combustibles fossiles d’origine russe

Invitée à s’exprimer sur les priorités de la Présidence belge du Conseil de l’UE (EUROPE 13320/9) devant la commission 'industrie, recherche et énergie' (ITRE) du Parlement européen, la ministre belge de l’Énergie, Tinne Van der Straeten, a mis une nouvelle fois l’accent sur l’importance accordée au développement des réseaux électriques et répondu aux questions spécifiques des députés sur la montée en puissance de l’hydrogène dans l’UE et la fin des importations de combustibles fossiles russes.

Pour la ministre, la priorité des années à venir est la « construction d’une infrastructure énergétique commune » à l’échelle européenne, tout en faisant en sorte que l’énergie soit « un promoteur ('enabler') de paix et de prospérité ».

Elle s’est félicitée que tous les dossiers législatifs dans le domaine énergétique aient été finalisés sous Présidence espagnole du Conseil et a mis l’accent sur le travail de la Présidence belge pour assurer « une procédure d'adoption formelle sans accroc ».

« Maintenant est venu le temps de la mise en œuvre », a-t-elle martelé tout au long de l’échange avec les députés.

Invitée à s’exprimer plus amplement sur le développement des réseaux par le député Jens Geier (S&D, allemand), la ministre n’a pas caché l’ampleur du défi concernant le financement et l’octroi de permis.

Une réunion informelle entre ministres de l’Énergie, les 15 et 16 avril prochains, sera d'ailleurs dédiée exclusivement à la thématique des réseaux européens.

« Si on n’a pas de réseau, on ne va pas résoudre la problématique (du déploiement des énergies renouvelables) », a poursuivi la ministre.

« Nous avons un objectif ambitieux pour les renouvelables, qui vient aussi avec ses propres défis tels que celui de l’intermittence de production (‘intermittency’). Il faut donc inclure ces notions-là dans la problématique de l’expansion des réseaux afin d’avoir une mise en œuvre de l’objectif (sur les renouvelables) la plus rapide possible », a-t-elle précisé.

Outre le développement des réseaux, les priorités belges poussent pour une stratégie d’importation d’hydrogène dans l’UE.

Un point que le député Christophe Grudler (Renew Europe, français) a dit regretter, puisqu’« il faut d’abord avoir des moyens de production en Europe. Et si on y arrive pas, on peut avoir recours aux importations. Mais ceci arrive seulement dans un deuxième temps ».

L’échange s’est également concentré sur la dépendance encore existante de l’UE à l’égard des combustibles fossiles russes, un sujet abordé par Bronis Ropė (Verts/ALE, lituanien).

Sur ce point, la ministre belge a estimé qu’il fallait « travailler de façon proactive » pour passer d’environ 10% d’importations de combustibles fossiles d’origine russe actuellement à 0% bien avant 2030.

Interrogée spécifiquement sur le cas de la Belgique comme couloir de transit de gaz naturel liquéfié (GNL) d’origine russe par Ciarán Cuffe (Verts/ALE, irlandais), la ministre a reconnu que la question restait ouverte concernant les contrats que la Belgique avait signés avant la guerre pour l’importation et la réexportation de gaz russe.

« Nous ne pouvons pas avoir une position unilatérale, mais nous devons consulter les pays voisins, et cela demandera une réponse d’un point de vue européen », a-t-elle justifié. (Pauline Denys)

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