Le Parlement européen a adopté par 425 voix pour, 75 contre et 59 abstentions, jeudi 18 janvier, une résolution d'initiative regrettant le retard pris dans l'examen des allégations nutritionnelles et de santé sur les aliments, encadrées par le règlement 1924/2006 (modifié par le règlement 109/2008/CE).
Pour améliorer la mise en œuvre du règlement, il a suivi sa commission de l'environnement (rapporteur Tilly Metz, Verts/ALE, luxembourgeoise) préconisant d'agir sur trois fronts. L'amendement du groupe ID rejetant la demande insistante de recourir à des insectes pour la consommation humaine a été rejeté.
Le PE souhaite la fixation de seuils pour la teneur en sucre, en sel et en graisse des denrées alimentaires.
Il souligne aussi qu'il faut s'attaquer aux 2 000 allégations de santé concernant les substances botaniques listées par la Commission européenne en 2012, mais toujours 'en suspens'. Résultat : tant celles ayant fait l’objet d’une évaluation négative que celles qui n’ont pas encore fait l’objet d’un réexamen peuvent toujours être utilisées conformément aux principes généraux du règlement et aux réglementations nationales.
Enfin, il recommande d'établir des lignes directrices pour les ventes en ligne de denrées et suppléments alimentaires.
Avant le vote, Tilly Metz avait déclaré : « Nous voulons un niveau élevé de protection de la santé des consommateurs et un bon fonctionnement du marché intérieur. Néanmoins, aujourd'hui encore, les consommateurs continuent d'être exposés à des allégations qui induisent en erreur ».
Voir le texte : https://aeur.eu/f/aft (Aminata Niang)