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Bulletin Quotidien Europe N° 13331
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Droits fondamentaux

Le Parlement européen place l'équité au cœur de la transition verte et plaide pour une approche genrée dans la lutte contre la pauvreté et la crise énergétique

Les eurodéputés ont voté en séance plénière à Strasbourg (383 voix pour, 99 contre et 71 abstentions), jeudi 18 janvier, le rapport d’initiative d'Alice Kuhnke (Verts/ALE, suédoise) sur les aspects de genre liés à la hausse du coût de la vie et à l'impact de la crise énergétique. La proposition de résolution du Parlement européen met en évidence les défis spécifiques rencontrés par les femmes dans ce contexte économique difficile.

En amont du vote, Alice Kuhnke a ouvert le débat, qui s’est tenu mercredi 17 janvier, en mettant l'accent sur les défis posés par la pauvreté énergétique au sein de l’UE, en particulier pour les femmes. Son discours a abordé les liens complexes entre la pauvreté, le populisme et l'extrémisme, faisant de la pauvreté une menace significative pour la démocratie. « Nous vivons une période où les choix difficiles entre le chauffage et les repas deviennent une réalité courante pour de nombreux citoyens européens », a-t-elle déclaré, mettant l'accent sur la vulnérabilité accrue des femmes dans ces circonstances.

Mme Kuhnke a également critiqué la dépendance continue de l'Europe à l'égard des énergies fossiles et le marché énergétique volatil, appelant à une action urgente pour protéger les groupes les plus vulnérables. Son discours a également mis en lumière l'absence d'une perspective de genre dans les politiques actuelles, pointant du doigt la Commission européenne pour ne pas avoir inclus d'études d'impact genrées dans le 'Pacte vert' et les politiques énergétiques. « Il est crucial que nos politiques soient sensibles au genre pour garantir une transition équitable et inclusive », a-t-elle insisté.

Le commissaire européen à l’Emploi et aux Droits sociaux, Nicolas Schmit, a également pris la parole afin de rappeler l'impact disproportionné de ces crises sur les femmes, en particulier les « mères célibataires » et les femmes âgées. Il a reconnu que les différences de revenus et de conditions de vie entre les hommes et les femmes exacerbent la pauvreté énergétique, renforçant l'appel à l'action lancé par Mme Kuhnke.

Isabella Adinolfi (PPE, italienne), de son côté, est revenue avec urgence sur une réalité alarmante : « L'année dernière, plus de 41 millions de personnes ont traversé l'hiver sans chauffage adéquat ». Elle a plaidé pour une « réforme urgente du marché de l'énergie », soulignant l'importance d'un accès équitable à l'énergie, en écho aux préoccupations exprimées précédemment.

 Lina Gálvez Muñoz (S&D, espagnole), qui a élargi le sujet en abordant l'impact inégal des phénomènes économiques selon le genre, a ainsi dénoncé l'accès limité des femmes à des emplois sécurisés et leur surcharge de soins, des facteurs qui réduisent leurs opportunités économiques. De même, Sandra Pereira (La Gauche, portugaise) est revenue sur le fardeau disproportionné porté par les femmes en termes de « salaires plus faibles » et de « droits reproductifs », écho direct aux points précédemment abordés.

Barry Andrews (Renew Europe, irlandais ) a suivi, renforçant l'idée que la précarité a un « visage féminin », particulièrement en Irlande. Il a fait écho aux appels précédents à une action de l'UE pour remédier à ces disparités.

Ciarán Cuffe (Verts/ALE, irlandais) est revenu sur la situation à Dublin, où « les deux tiers des pauvres énergétiques sont des femmes ». Son intervention a souligné la nécessité d'un soutien accru pour ces groupes vulnérables, en harmonie avec les points soulevés précédemment.

Margarita de la Pisa Carrión (CRE, espagnole) a ouvert une perspective critique, remettant en question la gestion de la crise par l'UE et appelant à plus de « souveraineté énergétique » pour les États membres. Son intervention a apporté une dimension supplémentaire au débat, mettant en lumière les différents angles d'approche de la crise. Maria Veronica Rossi (ID, italienne) a mis en garde contre l'utilisation de la crise pour promouvoir des « remarques idéologiques sur le genre », tout en reconnaissant la nécessité de mesures concrètes pour combattre la pauvreté énergétique.

Lire le rapport : https://aeur.eu/f/ag5 (Nithya Paquiry)

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