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Bulletin Quotidien Europe N° 13289
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Énergie

Les eurodéputés insistent sur les efforts encore nécessaires pour réduire la dépendance à l'égard du gaz russe

La commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson, a présenté, mercredi 8 novembre, en séance plénière du Parlement européen à Bruxelles, le huitième rapport sur l’état de l’union de l’énergie, présenté le 24 octobre par la Commission européenne (EUROPE 13278/5). Ce rapport se concentre sur les progrès réalisés en termes de réduction des émissions de gaz à effet de serre, de développement des énergies propres et de réduction des dépendances à l'égard du gaz russe à la suite de l’agression de la Russie en Ukraine de février 2022.

« Le rapport sur l'état de l'Union de l'énergie montre que l'UE a réagi efficacement à la crise énergétique. La stratégie 'REPowerEU' a bien fonctionné et a permis d'éviter les effets les plus néfastes de la crise », a déclaré Mme Simson dans l’hémicycle.

Une dépendance toujours présente et des prix élevés

Si une majorité de députés européens n’ont pas remis complètement en question cette affirmation, beaucoup ont souligné que de nombreux efforts devaient encore être fournis, que ce soit en termes d’objectif de part d’énergie d’origine renouvelable dans le mix énergétique européen, d’efficacité énergétique, mais également de réduction des dépendances vis-à-vis de la Russie. 

« D'un côté, on a pu réduire les importations russes rapidement. Mais, d’un autre côté, on paie encore deux milliards d’euro tous les mois à M. Poutine pour acheter son énergie fossile. Et, si on regarde sous cet angle-là, je crois que c’est une tragédie », a exprimé Niels Fuglsang (S&D, danois).

Christophe Grudler (Renew Europe, français), lui aussi, a appelé à « continuer les efforts ». « Nous importons encore 15% de gaz russe », a-t-il déploré.

Zdzisław Krasnodębski (CRE, polonais), quant à lui, a pointé du doigt les subventions importantes dont bénéficient encore certains producteurs d’énergies fossiles. Comme de nombreux autres députés, il a rappelé que les prix dans l’UE restaient plus élevés que dans les autres régions du monde, tant pour les citoyens que pour les entreprises.

« C’est la compétitivité de l’UE qui en pâtit. Nos entreprises finissent par partir de l’autre côté de l’Atlantique », a-t-il mis en garde.

Le maintien potentiel des régimes d'urgence

Lors de son discours, la commissaire européenne a également appelé à la prudence vis-à-vis des marchés de l'énergie qui demeurent fragiles en raison des fortes tensions géopolitiques. Elle a ainsi évoqué l’intégration d’outils de réponse à la crise énergétique dans le cadre législatif de l'UE à long terme.

« Nous devrions envisager de maintenir les régimes d'urgence temporaires introduits en 2022. (Ils) ont été essentiels l'année dernière pour traverser la crise en toute sécurité », a-t-elle déclaré devant les eurodéputés, faisant explicitement référence aux règlements sur la solidarité gazière (EUROPE 13261/7), sur le mécanisme de correction du marché (EUROPE 13112/28) et sur l’accélération de la procédure d’octroi de permis pour les énergies renouvelables (EUROPE 13088/5). (Pauline Denys)

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