« Nous, soussignés membres du Congrès des États-Unis et membres du Parlement européen, vous écrivons pour vous demander instamment de répondre à notre profonde inquiétude ».
De cette manière, plus de 130 élus du Congrès américain et du Parlement européen ont appelé, mardi 23 mai, au retrait de la nomination du Sultan Al-Jaber, à la tête d’une entreprise pétrolière, pour présider la prochaine conférence des parties sur le climat (COP28), à Dubaï (Émirats arabes unis).
« Nous vous demandons instamment d’engager des efforts diplomatiques pour obtenir le retrait du président désigné de la COP28 et de prendre des mesures immédiates pour limiter l’influence des industries polluantes, en particulier des grands acteurs de l’industrie des combustibles fossiles », écrivent-ils dans la lettre adressée au président américain, Joe Biden, à la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, ainsi qu’à Simon Stiell, secrétaire exécutif de l’ONU 'Climat'.
Cette lettre a été signée par 99 eurodéputés des groupes Verts/ALE - qui en avaient déjà fait la demande en février 2023 (EUROPE 13125/23) -, La Gauche et S&D. Parmi eux, Manon Aubry (La Gauche, française), qui a assené le 24 mai sur son compte Twitter : « Les industries fossiles placent leur pions pour sauver leurs profits au péril de nos vies ».
Pour lire la lettre : https://aeur.eu/f/71p (Nithya Paquiry)