Les États membres de l'UE ont eu, mercredi 24 mai, un échange informel sur le ‘Pacte Asile et migration’ avec la commissaire aux Affaires intérieures, Ylva Johansson, pour faire le point sur les négociations en cours et anticiper des scénarios.
Selon une source, la discussion de mercredi a beaucoup porté sur la Tunisie et sur les efforts à mener pour gérer les arrivées depuis ce pays.
Le groupe dit des Med5 - la Grèce, l'Italie, Malte, Chypre et l'Espagne - aurait réitéré à cette occasion certaines demandes de principe, notamment sur l'équilibre entre responsabilité et solidarité, rappelant que, dans les négociations, « il est impératif d'avoir le même niveau d'ambition en ce qui concerne, d'une part, la responsabilité des États de première entrée (à commencer par les dispositions sur les procédures frontalières) et, d'autre part, la solidarité des autres États membres (à commencer par les relocalisations) ».
Ces pays de première entrée auraient aussi plaidé pour des paramètres réalistes, durables et équitables.
Dans une interview accordée à Politico, la commissaire s’est dite convaincue que les États membres peuvent réussir à adopter tous leurs mandats restants avant l’été.
Ils doivent encore s’entendre, outre sur les règlements relatifs à la gestion de l’asile et de la migration et aux procédures d’asile, sur le règlement ‘Crise’. La Présidence suédoise aurait décidé, sur ce point, de fusionner cet instrument avec le règlement proposé fin 2021 sur l’instrumentalisation de la migration. (Solenn Paulic)