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Bulletin Quotidien Europe N° 13187
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POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Carlo Secchi, coordonnateur du réseau transeuropéen, déplore le manque de projets transfrontaliers

Carlo Secchi, coordonnateur du Réseau transeuropéen de transport (RTE-T), a déploré le fait que les États membres, notamment la France, ne priorisent pas les projets de connexion transfrontaliers, mercredi 24 mai, lors de son échange de vues avec la commission des transports et du tourisme du Parlement européen.

Responsable du 'corridor atlantique', M. Secchi a présenté un bilan de l’état d’avancement. Selon lui, ce corridor progresse bien dans l’ensemble, mais l'échéance de 2030 est compromise et mise en péril par le retard de certains projets majeurs.

Concernant la révision du règlement relatif au RTE-T et aux corridors de fret ferroviaire (EUROPE 13186/11), le Portugal et l'Espagne ont reconsidéré leur plan, notamment le réseau transfrontalier à grande vitesse espagnol. M. Secchi a expliqué que les négociations sont en cours. « Plus tôt les paramètres du RTE-T seront mis en œuvre le long de notre corridor, plus tôt les conditions offrant des avantages concurrentiels au secteur ferroviaire accéléreront le transfert modal », a-t-il estimé.

Si la connexion entre Madrid et Lisbonne avance bien, celle qui doit relier l’Espagne à la France est encore à la traîne. En effet, la première phase du ‘Grand Projet ferroviaire du Sud-Ouest’(GPSO), qui doit relier Bordeaux à Toulouse et Dax, prend du retard. La ligne par Dax doit ensuite passer par le Pays basque français avant de rejoindre le Pays basque espagnol.

D’un point de vue européen, le fait que la priorité soit donnée à Toulouse est en effet inquiétant, a regretté M. Secchi. La Première ministre française, Élisabeth Borne, doit annoncer une nouvelle feuille de route cet été. 

En l’absence d’Iveta Radičová, responsable du 'corridor méditerranéen', M. Secchi a également évoqué les problématiques qui y sont liées. Ce corridor connaît les mêmes problématiques sur les liaisons Lyon-Turin et Marseille-Gênes.

« Nous espérons que le gouvernement français reconnaîtra l'importance des sections transfrontalières et avancera ses investissements afin que les travaux préparatoires puissent avancer aussi vite que possible », a appelé le coordinateur.

De leur côté, les eurodéputés lui ont demandé comment faire en sorte que ces connexions se fassent et comment mettre la pression sur les gouvernements nationaux. « Il faut remettre M. Macron dans le droit chemin », a plaidé Isabel Garcia Muñoz (S&D, espagnole).

En réponse, M. Secchi a concédé qu'il n'était pas facile de faire coïncider les priorités nationales et européennes. « Pour y parvenir, nous avons besoin de règles, d'une base législative et d'argent, des mesures incitatives capables de surmonter le manque de financement de la part de l'Union européenne », a-t-il conclu. Selon lui, il faut pouvoir disposer de beaucoup plus d'argent pour montrer la voie aux États membres. Mme Radičová et lui travaillent actuellement sur une prise de position commune ( 'joint position paper') en ce sens. (Anne Damiani)

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