La Fédération de l'industrie européenne de la construction (FIEC) a exprimé ses inquiétudes, lundi 24 avril, à deux jours du vote en commission 'emploi et affaires sociales' du PE sur la révision de la directive sur l’exposition professionnelle à l’amiante (EUROPE 13153/8, 13160/31).
La FIEC juge « irréalistes » des demandes qui auront un « impact financier très important », dit-elle dans un communiqué. L’accord provisoire trouvé prévoit que la valeur limite d'exposition professionnelle (VLEP) soit abaissée de 100 fois par rapport à la VLEP actuelle, soit à 0,001 fibre/cm3 dans un délai de 4 ans après l'entrée en vigueur de la directive révisée. Il faudra aussi organiser, pendant cette période de transition, le passage à la technique de la microscopie électronique, qui deviendra la méthode de calcul de référence alors que certains pays utilisent encore aujourd'hui la technique de contraste de phase.
« Selon certaines estimations faites au niveau national, là où la VLEP a été abaissée de 10 fois, sur une période de plusieurs années, les coûts de l'ensemble du processus de désamiantage ont été multipliés par 3 à 4, en fonction du type de travaux à effectuer », met notamment en garde la FIEC.
« Le plus réaliste serait de s'en tenir à la proposition de la Commission européenne d'une valeur abaissée à 0,01 fibre/cm3, assortie d'une période de transition d'au moins 5 ans ».
Lien vers la position : https://aeur.eu/f/6i0 (Solenn Paulic)