Au quatrième trimestre 2022, les ratios du déficit et de la dette brute des administrations publiques par rapport au PIB se sont établis respectivement à 4,7% et 91,6% dans la zone euro, contre 4,6% et 93,0% au troisième trimestre, selon des données qu'a publiées l'Office de l'Union européenne (Eurostat) vendredi 21 avril.
Au niveau de l'UE, ces ratios se sont élevés à 4,5% du PIB pour le déficit et à 84,0% du PIB, contre 4,2% et 85,1% au trimestre précédent.
Les mesures visant à atténuer l’impact des prix élevés de l’énergie ont eu une forte répercussion sur les soldes des finances publiques aux troisième et quatrième trimestres 2022, constate Eurostat.
Pour les vingt-trois pays pour lesquels des données sont disponibles, trois États membres ont enregistré un excédent budgétaire : le Danemark (+3,3%), l'Irlande (+1,3%) et la Bulgarie (+0,9%). Les déficits les plus élevés ont été observés en Hongrie (-8,7%), à Malte (-7,9%) et en Roumanie (-7,7%). En Allemagne, le déficit a atteint -3,2%, en France -6,1% et en Espagne -7,6%.
Dette. Tant pour la zone euro que pour l’UE, la baisse dans le ratio de la dette publique par rapport au PIB est due à la croissance économique, qui prévaut sur l’augmentation de la dette publique en termes absolus.
Fin 2022, les ratios d'endettement public les plus élevés par rapport au PIB ont été enregistrés en Grèce (171,3%), en Italie (144,4%), au Portugal (113,9%), en Espagne (113,2%), en France (111,6%) et en Belgique (105,1%), tandis que les plus faibles ont été observés en Estonie (18,4%), en Bulgarie (22,9%) et au Luxembourg (24,6%). En Allemagne, la dette publique a été ramenée à 66,3% du PIB national. (Mathieu Bion)