Les ministres des Affaires étrangères des États membres de l’UE ont appelé la Géorgie, lundi 24 avril, en amont d’un déjeuner avec leur homologue géorgien, Ilia Darchiashvili, à poursuivre ses réformes pour se rapprocher de l’UE, notamment concernant l’État de droit et la justice.
« La Géorgie fait des progrès significatifs, mais il faut plus de réformes », a résumé le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, à l’issue du Conseil, ajoutant qu’il fallait renforcer la démocratie.
En juin dernier, la Géorgie a obtenu la perspective européenne et doit progresser dans les douze priorités définies par la Commission européenne afin que celle-ci puisse recommander l’octroi à ce pays du statut de candidat à l’adhésion à l’UE.
« La balle est dans le camp de la Géorgie », a rappelé le ministre lituanien, Gabrielius Landsbergis. « Jusqu’à présent, nous n’avons pas vu ce qui pourrait rendre plus optimistes » concernant le pays, a-t-il expliqué.
Pour le ministre tchèque, Jan Lipavský, « il y a beaucoup de travail à faire ». Il a souhaité voir « la voie européenne pour la Géorgie et que toute la société géorgienne puisse y participer ».
De son côté, le ministre italien, Antonio Tajani, s’est exprimé en faveur du statut de candidat à une adhésion à l’UE pour la Géorgie. (Camille-Cerise Gessant)