Le Conseil de l’UE a approuvé, lundi 24 avril, l’établissement d’une mission de PSDC civile en Moldavie - EUMP Moldavie - et donné son accord pour un régime de sanctions contre ceux qui tentent de déstabiliser le pays.
Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé que la mission, qui aura un mandat initial de deux ans, serait inaugurée « officiellement, lors de la prochaine conférence sur la Communauté politique européenne », prévue le 1er juin à Chisinau.
Elle aura pour objectif de renforcer la résilience du secteur de la sécurité de la Moldavie dans les domaines de la gestion des crises et des menaces hybrides, y compris la cybersécurité et la lutte contre la manipulation de l’information et l'ingérence étrangère (FIMI).
Concrètement, EUMP Moldavie fournira des conseils au niveau stratégique sur l'élaboration de stratégies et de politiques, et identifiera les besoins en matière de renforcement des capacités concernant l'alerte précoce, la détection, l'identification, l'attribution des menaces et la réaction aux menaces hybrides. Elle comprendra une cellule de projet chargée d'identifier et de mettre en œuvre des projets dans les domaines d’action de la mission.
Le Haut Représentant a également annoncé qu’il y avait eu, lors du Conseil un « large accord » pour un régime de sanctions à l’encontre de ceux qui soutiennent ou mettent en œuvre des actions ou des politiques qui compromettent ou menacent la démocratie, l'État de droit, la stabilité ou la sécurité en Moldavie (EUROPE B13165A3). Ce régime devrait faire l’objet d’une adoption formelle dans les prochains jours, a précisé une source européenne.
Ce cadre sera initialement vide ; toutefois, le ministre roumain, Bogdan Aurescu, a annoncé que le travail en coopération avec les autorités moldaves pour lister des personnes/entités à sanctionner avait déjà commencé.
Par ailleurs, l’UE devrait adopter, dans les prochains jours, une nouvelle aide pour la Moldavie, de 40 millions d’euros, dans le cadre de la 'Facilité européenne pour la Paix'. (Camille-Cerise Gessant)