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Bulletin Quotidien Europe N° 13168
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CONSEIL DE L'EUROPE / Droits de l'homme

La Commissaire aux droits de l’homme publie un rapport 2022 très alarmant sur l’Ukraine et la « polarisation » des sociétés européennes

Le respect des droits de l’homme s’est affaibli en Europe depuis de nombreuses années, mais « ce n’est pas une raison pour abandonner », a déclaré la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, lors de la présentation de son rapport annuel devant l’assemblée parlementaire, lundi 24 avril, en ouverture de la plénière de printemps.

Au premier rang de ce bilan très inquiétant émerge la guerre en Ukraine, qui a fait de 2022 « l’année des atrocités de masse sur le sol européen ».

Dès mars 2022, la Commissaire a mené six missions d’urgence dans les centres d’accueil installés dans les pays frontaliers avant de se rendre en mai en Ukraine, notamment dans plusieurs localités de la région de Kiev auparavant sous contrôle russe ou témoins de violents combats, Irpin, Boutcha et Borodyanka, par exemple.

Elle a pu constater sur le terrain « de nombreux cas de torture, d’exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires et de violences sexuelles ».

Sa deuxième visite effectuée en mars s’est concentrée sur la situation des enfants transférés en Russie ou dans les territoires occupés pour être parfois adoptés, thème dont l’assemblée débattra le 27 avril.

Il s’agit là d’une violation flagrante du droit international, puisque les enfants séparés de leurs parents lors d’une urgence humanitaire ne peuvent jamais être considérés comme orphelins, rappelle-t-elle.

La Commissaire appelle à la coopération internationale sur cette question et note le mandat d’arrêt international émis par la CPI contre le président et la Commissaire aux droits de l’enfant russes.

Il est essentiel d’enquêter et de poursuivre les auteurs de violations du droit international humanitaire en Ukraine, ajoute-t-elle en saluant l’accent qui sera mis sur cette question lors du Sommet du Conseil de l’Europe prévu à Reykjavik les 16 et 17 mai.

Au-delà de l’Ukraine, la Commissaire alerte sur la détérioration du respect des droits fondamentaux dans tous les États membres du Conseil de l’Europe.

En témoignent les réticences à la mise en œuvre des arrêts de la Cour européenne des droits de l’homme (autre thématique du sommet), « la violation continue des droits humains des migrants et leur instrumentalisation à des fins politiques », « la répression croissante des défenseurs des droits humains environnementaux, en particulier des jeunes qui demandent à être entendus, parfois par des moyens non conventionnels », la mise en cause de la liberté des médias et les difficultés rencontrées par les défenseurs des droits de l’homme dans un nombre croissant d’États européens.

Globalement, la Commissaire dénonce une « polarisation de la société caractérisée par des discours de haine contre différents groupes sociaux ou minoritaires », avec pour « dramatique exemple » « le climat d’intolérance omniprésent à l’encontre des personnes LGBTI ».

Lien vers le rapport : https://aeur.eu/f/6id  (Véronique Leblanc)

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