Le Parlement européen demande à la Commission européenne de prolonger jusqu'au 9 mai 2023 l'Année européenne de la Jeunesse 2022 en raison des conditions de lancement de cette initiative qui ont retardé le financement et la mise en œuvre de nombreux projets, dans une résolution qu'il a adoptée jeudi 24 novembre.
Cette prolongation ne doit pas nuire au lancement de l’Année européenne des compétences 2023 (EUROPE 13041/20), souligne le PE. Et de demander à la Commission de dévoiler ses propositions suffisamment tôt pour que les parties prenantes aient le temps de préparer convenablement aux prochaines initiatives d'années européennes.
Selon les députés, la Commission devrait dresser une évaluation de l'Année européenne de la Jeunesse pour analyser sa contribution à la stratégie de l’Union en faveur de la jeunesse 2019‑2027 (EUROPE 12015/18) et au programme de travail européen sur l’animation socio‑éducative.
Le PE réitère sa demande en faveur de l’élaboration d'un plan européen pour la protection de la santé mentale dans l’éducation et la formation. Même chose pour « un cadre juridique commun visant à assurer une rémunération équitable des stages et des apprentissages » afin d’éviter les pratiques d’exploitation.
Dans un communiqué, Sylvie Guillaume (S&D, française) a dénoncé « avec force » l’opposition des forces conservatrices qui s’opposent à « une interdiction pure et simple des stages non rémunérés ».
Voir la résolution du PE : https://aeur.eu/f/49o (Mathieu Bion)