Les ambassadeurs adjoints des États membres auprès de l'UE ont examiné, le 23 novembre, une note transmise par la Présidence tchèque du Conseil de l’Union européenne en vue de la réunion des ministres de la Santé du 9 décembre.
La Présidence rappelle le rôle central de la Commission européenne dans l’achat conjoint de vaccins contre la Covid-19. Par ailleurs, elle réitère l’insatisfaction de 10 États membres (la Pologne, la Bulgarie, la Croatie, l'Estonie, la Lituanie, la Lettonie, la Hongrie, la Roumanie, la Slovénie et la Slovaquie) exprimée dans une lettre adressée à la Commission avant la réunion du Conseil 'Santé' du 14 juin 2022 faisant état d’un surplus de vaccins.
Des amendements aux contrats Moderna et PfizerBioNTech ont permis de rééchelonner les livraisons de vaccins (EUROPE 12952/24, 12964/24). Cela n’a pas satisfait pleinement les États précités.
Des réunions ont eu lieu entre l’équipe conjointe de négociation sur les vaccins, l'HERA, la Présidence tchèque et des représentants de Moderna et de PfizerBioNTech.
Sept scenarii ont été présentés aux firmes pharmaceutiques, allant de l’alignement du nombre de doses livrées sur les vagues pandémiques à une annulation des contrats d’achats anticipés.
Dernièrement, la proposition pour une solution de stockage centralisée au niveau européen a été saluée par sept États membres. Un accord pour un stockage centralisé a d’ailleurs été atteint avec PfizerBioNTech (EUROPE 13060/20).
Pour la Présidence tchèque, la question de surplus de doses demeure non résolue. Les 10 États précités ont à nouveau fait part de leur insatisfaction.
La République tchèque, tout en soulignant le besoin pour les États de conserver une approche unie et solidaire sur la question, a jugé important d’entendre les positions des États sur deux points : leurs attentes quant aux prochaines avancées de la Commission européenne agissant en leur nom dans le cadre des contrats d’achats anticipés de vaccins existants et s'ils estiment qu’à ce stade de la pandémie, un retour aux procédures de marchés publics nationales pouvait être considéré comme une alternative aux achats effectués conjointement au niveau européen.
Lien : https://aeur.eu/f/49u (Emilie Vanderhulst)