Le Parlement européen a profondément déploré, jeudi 24 novembre, « l'absence persistante de droits et libertés politiques fondamentaux en Égypte », y compris dans le contexte de la tenue de la COP27 à Charm El Cheikh, regrettant que l’évènement n’ait pas permis d'améliorer la situation des droits de l'homme.
En adoptant la résolution commune des groupes S&D, Verts/ALE et Renew Europe (326 voix pour, 46 contre et 186 abstentions), les députés condamnent « avec la plus grande fermeté » la censure, le harcèlement et l'intimidation des représentants de la société civile égyptienne par les autorités égyptiennes, qui ont eu lieu même dans les locaux internationaux des Nations unies, ainsi que la nouvelle vague d'arrestations et de détentions dans le contexte de la COP27.
Plus largement, le PE condamne fermement le maintien en détention arbitraire et préventive de dizaines de milliers de prisonniers d'opinion en Égypte et appelle à la libération immédiate de défenseurs des droits de l'homme, de journalistes et de militants pacifiques emprisonnés.
Les députés réitèrent en outre leur appel en faveur d'un réexamen approfondi et complet des relations de l'UE avec l'Égypte, « compte tenu des progrès très limités réalisés par l'Égypte en matière de droits de l'homme et de sa répression de la dissidence », et demandent d'envisager des sanctions ciblées contre les principaux responsables de la répression brutale dans le pays.
Voir la résolution : https://aeur.eu/f/48p (Camille-Cerise Gessant)