La Commission européenne a dévoilé, jeudi 24 novembre, les résultats « inquiétants » de la septième évaluation du Code de conduite sur la lutte contre les discours de haine illégaux en ligne.
Elle constate notamment une chute du nombre de signalements examinés par les entreprises dans les 24 heures, passant de 90,4% en 2020 et 81% en 2021 à seulement 64,4% en 2022. Seule la plateforme TikTok a amélioré ses performances en la matière.
Du côté des suppressions des contenus signalés, le taux s’élève à 63,6%. Une performance similaire à 2021 (62,5%), mais inférieure à 2020 (71%). Seul Youtube a amélioré son taux de suppression, passant de 58,8% en 2021 à 90,4% en 2022. En moyenne, les contenus appelant au meurtre ou à la violence sont plus souvent supprimés (69,6%) que les contenus diffamatoires (59,3%), démontrant, selon la Commission, un meilleur taux de réponse pour les manifestations les plus graves de la haine en ligne.
Malgré des résultats décevants dans leur ensemble, la Commission a noté une amélioration pour la fréquence (66,4% en 2022 contre 60,3% en 2021) et la qualité des informations fournies par les réseaux sociaux aux utilisateurs, un point qu’elle avait appelé à surveiller dans son rapport de 2021.
Enfin, l’institution a renouvelé son soutien envers les plateformes et les organisations de signalement dans la mise en œuvre d’un cadre d’action convenu dans le cadre du Code de conduite. Elle a également rappelé que la loi sur les services numériques (DSA), entrée en vigueur le 16 novembre 2022, prévoit des règles concernant la responsabilité des entreprises et pourrait mener à une révision du Code de conduite en 2023.
Pour lire l’évaluation (en anglais ) : https://aeur.eu/f/49e (Hélène Seynaeve)