La Commission européenne a adopté, mercredi 12 octobre, sa proposition visant à faire de 2023 l'Année européenne des compétences, comme la présidente Ursula von der Leyen l’avait annoncé le 13 septembre à Strasbourg.
« Les transitions écologique et numérique ouvrent de nouvelles perspectives aux Européens et à l'économie de l'UE. Un citoyen qui dispose des compétences nécessaires est un citoyen armé pour s'adapter à l'évolution du marché du travail et participer pleinement à la société et à la démocratie », explique la Commission.
Une main-d'œuvre dotée des compétences recherchées « contribue également à une croissance durable, favorise l'innovation et améliore la compétitivité des entreprises ».
À titre d'exemple, 70% des entreprises déclarent que le manque de personnel possédant des compétences numériques adéquates constitue un obstacle à l'investissement, indique la communication, tandis que près de la moitié de la population de l'UE n'a pas ou très peu de compétences numériques.
Étant donné que « seulement 37% environ des adultes suivent une formation, il faut investir davantage dans les possibilités de perfectionnement et de reformation et encourager tous les travailleurs à se former », ajoute-t-elle.
Avec l'Année européenne des compétences, la Commission propose donc de « donner un nouvel élan à l'apprentissage tout au long de la vie » : - en promouvant des « investissements accrus, plus efficaces et plus inclusifs dans la formation et le renforcement des compétences afin d'aider les personnes à passer d'un emploi à l'autre » ; - en veillant à ce que les compétences soient adaptées aux besoins du marché du travail, en coopération également avec les partenaires sociaux et les entreprises ; - en mettant en adéquation les aspirations et les compétences des citoyens avec les possibilités offertes sur le marché du travail, en particulier en ce qui concerne la transition écologique et numérique et la reprise économique.
L’année 2023 sera aussi consacrée à « l'activation d'un plus grand nombre de personnes sur le marché du travail, notamment les femmes et les jeunes, surtout ceux ne travaillant pas, ne suivant pas d'études ou de formation ».
Un volet ‘migration légale’ est aussi prévu, l'année 2023 devant également être consacrée à attirer des personnes de pays tiers possédant les compétences dont l'UE a besoin, y compris en facilitant la reconnaissance des qualifications.
Toute l’année 2023 devra par ailleurs mettre en valeur les financements de l’UE existants pour aider à développer ces missions, notamment les fonds du FSE+, le Fonds de transition juste, le Fonds Invest UE ou le Fonds de développement régional, autant d’instruments qui peuvent soutenir le développement des compétences.
Lien vers la proposition : https://aeur.eu/f/3l1 (Solenn Paulic)