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Bulletin Quotidien Europe N° 13069
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / Droits des femmes

Le PE et la Commission appellent à avancer sur les législations européennes visant à lutter contre les violences faites aux femmes

Le 25 novembre se tiendra la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. L’occasion pour le Parlement européen, réuni en session plénière, de faire le point sur la situation avec la Commission européenne et le Conseil de l’UE, mercredi 23 novembre à Strasbourg.

Si les eurodéputés de tous bords politiques ont appelé à renforcer la lutte contre les violences faites aux femmes aux niveaux mondial et européen, les groupes politiques ont insisté sur des points d’attention sensiblement différents. Ainsi, Terry Reintke (Verts/ALE, allemande) a dénoncé les « interdictions inhumaines de l’avortement », y compris en Pologne (EUROPE 13065/23), estimant qu’il s’agit d’une forme supplémentaire de violence. Margarita de la Pisa Carrión (CRE, espagnole) et Stefania Zambelli (ID, italienne), pour leur part, ont appelé à renforcer les sanctions à l’égard des agresseurs.

Appel au Conseil à avancer sur les législations européennes

Les groupes PPE, S&D et Renew Europe, quant à eux, ont martelé la nécessité d’adopter les textes législatifs sur la table.

« Maintenant, plus que jamais, nous avons besoin du soutien de toutes les parties prenantes pour assurer l'adoption fluide de nos deux principales propositions : la directive sur la lutte contre la violence à l'égard des femmes et la violence domestique (EUROPE 12906/14) et l'adhésion de l'UE à la Convention d'Istanbul. Cette dernière voie serait idéale, mais certains États membres continuent de s’y opposer », a résumé, la commissaire européenne à l’Égalité, Helena Dalli. 

Le ministre tchèque des affaires européennes, Mikuláš Bek, a assuré qu'après l’avis de la Cour de justice de l'UE selon lequel les Vingt-sept ne peuvent subordonner la ratification de la Convention d'Istanbul à la constatation préalable d’un « commun accord » (EUROPE 12806/20), le Conseil « travaille sur les modifications nécessaires pour refléter la base juridique appropriée ». Quant à la directive pour lutter contre les violences faites aux femmes, pour l’heure, la Conseil n’a pas arrêté sa position, a-t-il indiqué.

Une « cécité institutionnelle »

Le débat faisait également suite au féminicide, mardi 22 novembre, de Bernice Cassar, à Malte. L’assassin présumé, son mari, Roderick Cassar, avait fait l’objet de plusieurs plaintes pour violence domestique.

« Plus d'excuses, protégez les femmes ! Il faut agir, maintenant ! Nous avons besoin de cadres de protection appropriés. Nous avons besoin de plus de condamnations de ceux qui s'attaquent aux femmes et nous devons mettre fin à la cécité institutionnelle qui persiste face à la violence endémique à l'égard des femmes », a fermement demandé Roberta Metsola, la présidente du PE, en guise d'ouverture de la discussion. (Hélène Seynaeve)

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