La commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, s’est voulue rassurante en répondant par écrit, mardi 22 novembre, à la demande de la commission de l'agriculture du Parlement européen sur le besoin de compléter l'analyse d'impact de la Commission européenne accompagnant la proposition sur l'utilisation durable des produits phytopharmaceutiques.
L’impact de la pandémie de Covid-19 a été pris en compte dans l’étude d'impact, selon sa lettre obtenue par EUROPE écrite à Norbert Lins (PPE, allemand), président de la commission de l’agriculture du Parlement européen.
Elle ajoute que les effets du changement climatique sur les écosystèmes sont très variés et sont considérés comme l’un des principaux facteurs de risque de déclin de la biodiversité. L’étude menée pour les besoins de l’analyse d’impact conclut que « les périodes de sécheresse estivale sont susceptibles de devenir plus fréquentes et les conditions de sol plus sèches réduiront la croissance des cultures, des pâturages et des arbres », écrit la commissaire.
Elle admet que la guerre contre l’Ukraine et les développements économiques récents influençant l’inflation ont « exacerbé les préoccupations en matière de sécurité alimentaire ».
Le 25 novembre, le groupe de travail du Conseil de l'UE qui examine au niveau technique le dossier des pesticides évoquera les prochaines étapes concernant le projet de décision du Conseil de l'UE réclamant une analyse complémentaire à l’étude d’impact sur la proposition (EUROPE 13065/6).
Lien vers la lettre : https://aeur.eu/f/47a (Lionel Changeur)