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Bulletin Quotidien Europe N° 13069
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POLITIQUES SECTORIELLES / Espace

Le Conseil ministériel dote l’ESA d'un budget triennal de 16,9 milliards d’euros

Le Conseil ministériel triennal de l’Agence spatiale européenne (ESA) a entériné un budget triennal de 16,9 milliards d’euros, mercredi 23 novembre, dont 642 millions d’euros pour le projet de constellation.

Bien qu’ayant un budget en hausse par rapport au Conseil ministériel de 2019 (EUROPE 12379/2), une légère amertume était palpable dans le commentaire sur Twitter du directeur général de l'agence, Josef Aschbacher. « Nous n’avons pas obtenu exactement ce que nous avions demandé, mais il faut replacer cela dans son contexte », a-t-il déclaré, en référence à la guerre en Ukraine et à la crise énergétique, notamment. Le directeur général voulait à l’origine un budget de 18,5 milliards d’euros. « Nous avons reçu 10,3 milliards en 2016, 14,5 en 2019, et maintenant 16,9 milliards au Conseil ministériel, ce qui représente une augmentation de 17% (…). Un énorme succès, qui montre que l’Europe a compris que l’espace offre des solutions », a-t-il ajouté. 

Toutefois, selon une source proche du dossier, « les sourires en fin de réunion n’étaient pas feints », et marquaient un réel soulagement. Et de souffler que le DG aurait peut-être affiché des ambitions très élevées pour obtenir un budget en hausse et suffisamment ambitieux pour répondre aux besoins européens.

Comme nous l’avions rapporté, les deux grands nœuds gordiens à trancher durant ce Conseil ministériel portaient sur les financements des lanceurs européens Ariane 6 et Vega-C et des micro- et mini-lanceurs, d’une part, et l’investissement dans le projet de constellation (EUROPE 13067/14), d'autre part.

La question des lanceurs, après des débuts sous haute tension, s’est finalement dénouée dès le premier jour avec un accord entre l’Allemagne, la France et l’Italie en marge du Conseil ministériel (EUROPE 13068/10). La ventilation entre États membres ne nous était pas connue à l’heure où nous écrivions ces lignes, seule la somme globale dédiée au transport spatial a été donnée, à savoir 2,8 milliards d’euros.

Quant au budget promis pour le développement d’une constellation européenne, il serait de 642 millions d’euros, selon diverses sources, dont l’eurodéputé Christophe Grudler (Renew Europe, français), rapporteur pour le PE sur la future constellation Iris² (EUROPE 13062/20). « Je salue ces contributions, qui restent toutefois en deçà des 750 millions prévus (EUROPE 13038/11) », a-t-il sobrement déclaré sur son compte Twitter.

La ventilation pour la constellation entre les principaux États membres ayant souscrit s’établirait comme suit : - 300 millions d’euros venant de la France, selon les annonces du ministre français de l’Économie, Bruno Le Maire, à l’issue du Conseil ; – 190 millions d’euros de la part de l’Allemagne ; – 50 millions d’euros de la part de l’Italie ; – 50 millions de l’Espagne ; –25 millions de la Belgique ; – 6 millions de la Suisse et… 0 du Royaume-Uni. La non-contribution britannique pourrait s’expliquer en raison du fort lien du projet avec le projet de constellation de l’UE. La contribution relativement faible de l’Italie constituerait, en revanche, une plus grande surprise. Rome aurait misé principalement sur le développement des lanceurs, nous a-t-on dit.

Par ailleurs, en ce qui concerne l’enveloppe budgétaire globale, l’Allemagne reste le premier contributeur et représente 20,8% du budget apporté (contre 22,7 % en 2019), suivie de la France (18,9%, en légère hausse par rapport à 2019), de l’Italie (18,2%, en forte hausse par rapport à 2019, année où la contribution italienne représentait 15,7%), suivie du Royaume-Uni (11,2%, stable par rapport à 11,4%).

Un observateur attentif note qu’il y’a de plus en plus de programmes à l’ESA qui sont élaborés pour servir avant tout les objectifs d’un État membre, « qui s’en achète le leadership, et qu’on a donc de moins en moins de grands programmes symboliques qui réunissent quasi comme partenaires égaux 4 ou 5 États qui contribuent à un objectif commun ».

Présentation de la nouvelle équipe d’astronautes européens. Le même jour, l’ESA a présenté la nouvelle équipe de 17 nouveaux astronautes. « L’exploration continue en orbite terrestre basse à bord de la Station spatiale internationale, en direction de la Lune — et au-delà », a déclaré Josef Aschbacher. Ces astronautes débuteront leur formation au printemps 2023.

Pour consulter la compilation des souscriptions : https://aeur.eu/f/484  (Pascal Hansens)

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