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Bulletin Quotidien Europe N° 12764
POLITIQUES SECTORIELLES / SantÉ

Les eurodéputés préparent leur réponse aux propositions de la Commission européenne en matière de lutte contre le cancer

La commission spéciale du Parlement européen sur la lutte contre le cancer (BECA) a pris connaissance, jeudi 15 juillet, du projet de rapport de Véronique Trillet-Lenoir (Renew Europe, française) sur la stratégie européenne visant à améliorer la prévention et le traitement du cancer dans l’UE.

Ce projet de rapport a été accueilli avec enthousiasme par les différents groupes politiques. Sa version finale reflétera la position du Parlement sur le nouveau Plan européen de lutte contre le cancer (EUROPE 12650/1) – dont Mme Trillet-Lenoir espère qu'il servira de « modèle pour la lutte contre d’autres maladies non transmissibles ».

Parmi les suggestions formulées par l’eurodéputée figure notamment la mise en place d’un « institut européen virtuel du cancer » : un organe qui associerait les représentants des programmes nationaux de lutte contre le cancer, les associations de patients et de soignants et qui aurait pour mission de coordonner les programmes nationaux, le lancement de campagnes de prévention ou encore l’échange de données et de meilleures pratiques.

Véronique Trillet-Lenoir, par ailleurs, a assuré qu’elle réfléchirait à lier cette initiative à un autre projet, mis sur la table par le coordinateur du PPE, Peter Liese (allemand) : son groupe, a-t-il annoncé jeudi, proposera en effet que la Commission européenne se dote d’un envoyé spécial, afin de travailler à l'élimination des obstacles qui empêchent aujourd’hui la bonne coopération transfrontalière en matière de lutte contre le cancer.

Discrimination des victimes

Le « droit à l’oubli » est également un point mis en avant par le rapporteur et sur lequel plusieurs autres groupes entendent insister. Cette mesure, déjà mise en œuvre en France, en Belgique, au Luxembourg et aux Pays-Bas, permet aux patients « de ne pas être doublement pénalisés après leur guérison pour l’accès aux prêts bancaires et aux assurances », a résumé Mme Trillet-Lenoir.

Elle « prie instamment », dans son projet de rapport, tous les États membres de « garantir, d’ici à 2025 au plus tard, le droit à l’oubli à tous les patients européens dix ans après la fin de leur traitement ».

Le rapporteur salue en outre la promesse de la Commission européenne de créer en 2021 un « registre des inégalités face au cancer », qui devra permettre de distinguer les disparités entre les Vingt-sept. Les différences entre les taux de survie au cancer dans les États membres s’élèvent notamment à plus de 25%.

Traitements

Dans son rapport, elle avance par ailleurs des solutions visant à résoudre les problèmes d'accessibilité aux options de traitement du cancer. L’évaluation commune de la valeur ajoutée, les achats groupés de médicaments, la diversification de la fabrication au sein de l'UE, notamment, sont des options qu'elle recommande à l'UE d'envisager.

Par ailleurs, elle plaide pour la révision de la législation européenne sur les médicaments pédiatriques et orphelins d'ici au premier trimestre 2022, en vue d'une hausse de 20% des traitements pédiatriques contre le cancer.

Pour consulter les propositions dans le détail : https://bit.ly/3eqS3Rn (Agathe Cherki)

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