Le Haut Représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Josep Borrell, a annoncé, vendredi 16 juillet, que l’UE prenait note du fait que le Premier ministre libanais désigné, Saad Hariri, s'était récusé de la formation du gouvernement. Des violences ont éclaté après l’annonce de M. Hariri.
Alors que le pays n’a plus de gouvernement pleinement habilité depuis près d’un an, le Haut Représentant a appelé, une nouvelle fois, toutes les forces politiques libanaises à soutenir la formation urgente d'un gouvernement. « Les consultations parlementaires à cette fin devraient commencer sans délai », a-t-il prévenu dans un communiqué. Selon M. Borrell, le Liban a besoin d'un gouvernement capable de mener à bien les principales réformes économiques et de gouvernance et de préparer les élections de 2022, « qui doivent avoir lieu dans les délais prévus ». Il a aussi rappelé qu’un accord avec le Fonds monétaire international restait essentiel pour sauver le pays de l'effondrement financier.
« Il est de la responsabilité des dirigeants libanais de résoudre la crise intérieure actuelle, qu'ils ont eux-mêmes créée. L'unité et la responsabilité sont nécessaires pour relever les multiples défis du pays et répondre aux aspirations légitimes du peuple libanais », a insisté le Haut Représentant.
La France a annoncé, vendredi 16 juillet, l’organisation - le 4 août, soit un an jour pour jour après l’explosion du port de Beyrouth - d’une nouvelle conférence internationale sur le Liban « pour répondre aux besoins des Libanais dont la situation se dégrade chaque jour ».
Les ministres des Affaires étrangères de l’UE sont convenus, lundi 12 juillet, de mettre en place un régime de sanctions à l’encontre de dirigeants libanais jugés responsables d’attentisme (EUROPE 12760/12). (Camille-Cerise Gessant)