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Bulletin Quotidien Europe N° 12715
SOMMET DE PORTO / Social

Au Sommet de Porto, les partenaires sociaux présentent leur méthodologie pour mesurer le « bien-être » des citoyens

Le Premier ministre portugais, António Costa, a remis au président du Conseil européen, Charles Michel, le rapport des partenaires sociaux qui présente leurs visions sur la manière d'élaborer des indicateurs complémentaires au PIB et de mieux appréhender le « bien-être » des citoyens, vendredi 7 mai lors de la cérémonie de clôture de la Haute conférence du Sommet social de Porto.

Il s’agissait d’une demande de Charles Michel qui avait été formulée lors du sommet social tripartite d’automne 2020 (EUROPE 12714/1, 12582/25). Celui-ci a salué la proposition des partenaires sociaux, soulignant que le PIB, utilisé « depuis des décennies » pour suivre le développement des sociétés, « ne suffit pas pour montrer le niveau de développement d'une société ». Pour lui, le document des partenaires sociaux peut constituer une « boussole » pour le projet européen, « une boussole ancrée dans le bien-être ».

Pourtant dans leur document, les partenaires sociaux (ETUC, BusinessEurope, SGI Europe, SMEunited) affirment qu’ils ne veulent pas créer un seul indicateur « composite », mais plutôt un tableau de bord ('social scoreboard') plus large pour aller « au-delà du PIB ».

Ce concept serait structuré autour de trois piliers : social, économique et environnemental. Parmi les indicateurs sociaux, les partenaires sociaux proposent de suivre le taux d’emploi, la protection contre la criminalité, le niveau de corruption des institutions publiques et la qualité de la sécurité sociale.

Plus précisément, pour mieux appréhender la dimension sociale, ils suggèrent de prendre en compte : - l’indice GINI qui mesure les inégalités ; - un indicateur mesurant le nombre de jeunes NEETS (jeunes de moins de 25 ans n’ayant ni travail, ni étude, ni formation) ; - un autre mesurant les années de vie en bonne santé ; - un indicateur mesurant la couverture des négociations collectives.

Sur le volet économique, les partenaires sociaux proposent de mesurer la « qualité de la croissance » en prenant en compte le taux de corruption, le dynamisme ou l’atonie du marché du travail, la qualité des services publics liés aux conditions de vie matérielle, aux soins de santé et à l’éducation.

Pour les services publics, les partenaires sociaux suggèrent de prendre en compte leur accessibilité, leur disponibilité et leur performance. Par ailleurs, ils estiment nécessaire de mesurer la productivité afin d'appréhender le caractère durable de la croissance économique. Patronat et syndicats veulent en outre mieux prendre en compte les disparités régionales et les convergences du RNB régional.

Ainsi, sur le volet économique, ils proposent de mesurer la participation des adultes à des formations (un des trois grands objectifs pour l'horizon 2030 du plan d’action du sommet social – EUROPE 12671/2) ou encore les investissements totaux nets en actifs non financiers.

Les partenaires sociaux suggèrent aussi l’inclusion d’indicateurs environnementaux pour mieux mesurer les effets de la croissance « en termes de coûts et d’avantages ». Ils proposent à ce titre de mesurer la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité, les émissions de gaz à effet de serre, les polluants atmosphériques, la diversité biologique. (Pascal Hansens)

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