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Bulletin Quotidien Europe N° 12715
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ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

L’UE prend des mesures à la suite d’allégations de financement d’un groupe armé palestinien par des fonds européens

Un porte-parole de la Commission européenne a expliqué à EUROPE, vendredi 7 mai, que l’UE avait pris des mesures à la suite des accusations, la veille, du service de sécurité intérieure israélien, Shin Bet, selon lesquelles des fonds provenant de l’UE, mais aussi d’Allemagne, des Pays-Bas, du Royaume-Uni, de la Belgique, de la Suède, de l’Espagne et de la Suisse ont été détournés d’ONG palestiniennes vers le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), un groupe armé.

« Il va de soi que nous examinons chacune des allégations formulées. Nous étudions les documents spécifiques qui nous ont été communiqués », a expliqué le porte-parole. 

Selon lui, « s'il existe des preuves manifestes qu'une organisation a fait un usage inapproprié des fonds européens, l'UE prendra immédiatement les mesures appropriées pour protéger l'intégrité et la bonne utilisation de ses fonds ». Dans l’intervalle, l’Union a suspendu deux projets pour avoir le temps de procéder à un audit immédiat des activités, a précisé le porte-parole.

Selon le Shin Bet, cité par l'AFP, sept groupes de la société civile impliqués dans le travail humanitaire en Cisjordanie ont « fraudé et trompé plusieurs pays européens » et les fonds transférés au FPLP s’élèveraient à plusieurs millions d’euros. Ces groupes collaborant avec le FPLP auraient utilisé de faux projets, des factures gonflées, des documents bancaires falsifiés et des salaires gonflés pour tromper les donateurs. L'enquête aurait démarré il y a deux ans environ, les documents découverts montrant un blanchiment d'argent principalement depuis 2014, mais avec certains cas remontant jusqu'à 2006.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a convoqué « les ambassadeurs des pays européens » concernés et « les diplomates israéliens en Europe ont rencontré le ministère des Affaires étrangères de chacun de ces pays » pour présenter les preuves. Le porte-parole de la Commission n’a pas précisé si l’ambassadeur de l’UE en Israël avait été convoqué. (Camille-Cerise Gessant)

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