Les envoyés et les représentants spéciaux de l’UE, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, de l’OTAN, de la Norvège, du Royaume-Uni et des États-Unis ont souligné dans un communiqué, vendredi 7 mai, la « nécessité d'accélérer le rythme des négociations de paix menées par les Afghans », demandant la reprise « immédiate, sans conditions préalables », de négociations de fond.
« Le processus de retrait des troupes (internationales) ne doit pas servir d'excuse aux talibans pour suspendre le processus de paix et que les négociations politiques de bonne foi doivent se poursuivre sérieusement », ont-ils prévenu.
Ils ont aussi condamné la poursuite de la violence en Afghanistan, « dont les talibans sont largement responsables », demandant à toutes les parties de prendre immédiatement les mesures nécessaires pour réduire la violence afin de créer un environnement propice à la conclusion d'un règlement politique.
Les envoyés et représentants spéciaux se sont engagés à travailler avec les parties prenantes pour parvenir à un accord de paix « global et durable » et à un compromis politique « qui mette fin à la guerre dans l'intérêt de tous les Afghans et qui contribue à la stabilité régionale et à la sécurité mondiale ».
« Une aide internationale au développement substantielle sera nécessaire pour assurer la stabilité du pays pendant les négociations de paix », ont aussi estimé les occidentaux.
Voir le communiqué : https://bit.ly/33pQXQ0 (Camille-Cerise Gessant)