La création de listes transnationales de candidats aux élections européennes « sera possible (...) uniquement si l'on répond aux inquiétudes des États de taille moyenne et de petite taille », a déclaré Domènec Ruiz Devesa (S&D, espagnol), mardi 20 avril, lors d'un séminaire du groupe social-démocrate du Parlement européen sur la réforme de la Loi électorale de l'Union européenne.
M. Devesa a ainsi souligné l'importance que toute proposition visant à mettre sur pied des listes transnationales au sein d'une circonscription électorale commune respecte « l'équilibre géographique », mais politique et de genre. Il n'a pas nié l'ampleur de la tâche consistant à convaincre les États membres réticents et, au sein du Parlement, le groupe PPE, dont l'attitude a évolué d'un soutien à un rejet de l'idée des listes transnationales.
Il faudra donc être « ambitieux et pragmatique », a estimé l'eurodéputé, qui présentera en mai ses idées pour faire des élections au PE de 2024 un scrutin véritablement européen et contribuer à l'émergence d'un « espace public européen » (EUROPE 12691/4).
Dans un message audiovisuel, la vice-présidente de la Commission, Věra Jourová, a promis que l'institution de l'UE agirait en tant qu'« intermédiaire honnête » en apportant un appui technique sur les processus électoraux dans les États membres, si le PE et le Conseil de l'UE le requièrent.
La question des listes transnationales lors des élections européennes est un des sujets que la Conférence sur l'avenir de l'Europe est censée aborder. (Mathieu Bion)