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Bulletin Quotidien Europe N° 12702
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ACTION EXTÉRIEURE / Ukraine

M. Kuleba appelle la communauté internationale à faire preuve de fermeté face à la Russie

Le ministre des Affaires étrangères ukrainien, Dmytro Kuleba, a appelé, mardi 20 avril, la communauté internationale, à se montrer plus ferme envers la Russie alors que, selon lui, jusqu’à 120 000 hommes pourraient bientôt être massés aux frontières ukrainiennes.

« Je n'essaie pas de dire que nous connaissons la date ou l'heure à laquelle la Russie va franchir la frontière ou créer une nouvelle vague d'escalade, mais nous voyons certainement une préparation stratégique, une préparation militaire. C’est à l’Ukraine et à tous ceux qui défendent le respect du droit international et de la souveraineté de l'Ukraine de démotiver la Russie et de l'empêcher de prendre de nouvelles mesures agressives », a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse.

Pour éviter que le pire se produise, le ministre a donc appelé la communauté internationale à « exprimer haut et fort son soutien à l’Ukraine ». « Moscou devrait entendre de chaque coin (du monde) que l’Ukraine ne restera pas seule, que ce ne sont pas les deux parties qui sont responsables de l’escalade » des tensions, a-t-il expliqué.

M. Kuleba a estimé que « le coût pour prévenir une escalade supplémentaire sera toujours inférieur à celui pour stopper cette escalade et atténuer ses conséquences ».

Selon lui, la Russie doit comprendre qu’une escalade supplémentaire aurait des conséquences importantes : être isolée sur le plan international et subir des sanctions économiques douloureuses. 

La veille, devant les ministres des Affaires étrangères des 27 États membres de l'UE, M. Kuleba avait appelé à des sanctions sectorielles supplémentaires. « Les sanctions personnelles ont de la valeur et compliquent la vie de quelques personnes et entités économiques, mais ne stoppent pas la guerre », a-t-il expliqué. « Seules des sanctions économiques douloureuses peuvent faire la différence », a-t-il justifié, estimant que c’était le moment d’envoyer un signal à la Russie, avant que celle-ci ne prenne des décisions supplémentaires.

Cependant, le ministre a reconnu ne pas avoir « senti une appétence consensuelle » des ministres européens sur le sujet. Pourtant, selon lui, le simple fait de lancer des discussions sur de nouvelles mesures aurait un impact sur la Russie, car « elle a peur de sanctions économiques ». Il a aussi demandé une discussion sur les moyens de combler les vides juridiques dans les sanctions existantes, que Moscou exploite.

Pour M. Kuleba, les partenaires de l’Ukraine doivent également réfléchir à la manière dont ils pourraient aider le pays à se défendre dans le pire des scénarios, y compris en approfondissant la coopération en termes de sécurité et de défense.

Et si l'Ukraine ne cherche pas la guerre ni une escalade des tensions, malgré les provocations de la Russie, « elle sera prête à se défendre » en cas d'escalade, bien que le pays fasse tout pour « chercher des moyens politiques et diplomatiques pour résoudre le conflit entre la Russie et l’Ukraine ».

Selon le ministre, un des premiers signes d’apaisement serait un réengagement de toutes les parties dans le cessez-le-feu. « Cela serait un signe qu’au moins, la Russie est prête à parler et pas seulement à renforcer ses capacités militaires à la frontière », a-t-il estimé. (Camille-Cerise Gessant)

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