Les ministres des Affaires européennes des États membres de l'UE, réunis en Conseil 'Affaires générales', ont soutenu, mardi 20 avril, la démarche de la Commission face au gouvernement britannique sur la mise en œuvre du protocole sur l’Irlande et l’Irlande du Nord et ont appelé à trouver des solutions avec Londres dans le cadre de ce protocole.
Le vice-président Maroš Šefčovič a en effet informé les ministres de son dîner avec le ministre britannique David Frost et de la demande de l’UE de faire respecter l’accord de retrait et le protocole nord-irlandais.
Lors de la conférence de presse finale, il a aussi souligné que le vote, jeudi dernier, des commissions parlementaires sur l’accord de commerce et de coopération est une « bonne nouvelle », en ce qu’il ouvre la voie à une ratification en plénière en avril (EUROPE 12699/1).
Pour la secrétaire d’État portugaise aux Affaires européennes, Ana Paula Zacarias, cette ratification de l’accord de commerce et de coopération permettra d’éviter l’« incertitude juridique ». Le PE doit cependant encore fixer, jeudi 22, l'ordre du jour de la plénière qui se tiendra du 26 au 29 avril, certains élus étant actuellement tentés de ne toujours pas inscrire cette ratification à l'agenda en raison des problèmes rencontrés sur le protocole.
En effet, le vice-président a insisté sur la « vigilance » de l’UE sur cette question, mais aussi sur sa disponibilité à aider son partenaire.
Mesures 'ridicules'
Dans la matinée, le Premier ministre britannique, Boris Johnson, avait promis de prendre « toutes les mesures nécessaires pour mettre fin aux barrières créées par l'accord de retrait de l'UE » et aux aspects « ridicules » du protocole.
Interrogé sur ces propos, M.Šefčovič a souligné que l’accord de retrait, avec son protocole, avait été « négocié, signé et ratifié par le gouvernement britannique et doit donc être mis en œuvre ». Tout ce que Boris Johnson « pointe, ce sont les conséquences d’un Brexit voulu et choisi par le Royaume-Uni ».
Le vice-président a ajouté que les discussions étaient en cours pour faciliter ces contrôles prévus par l’accord afin de « minimiser les conséquences » pour les citoyens d’Irlande du Nord. (Solenn Paulic)