En adoptant un rapport et une Résolution préparés par le Néerlandais Tiny Kox (Gauche Unitaire européenne), l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe a défini, mardi 20 avril, ce qu'elle envisage comme « priorités stratégiques » pour l'organisation.
Y figure l'adhésion de l'Union européenne à la Convention européenne des droits de l'homme, car « cela renforcera la crédibilité de l'Union et la pertinence du Conseil de l'Europe aux yeux des citoyens et de tous ses États membres ». Un renforcement de cette même Cour est également essentiel aux yeux des parlementaires qui réclament « une meilleure exécution de ses arrêts ».
Les droits économiques et sociaux doivent être consolidés, estiment-ils aussi, tout en prônant « une vision contemporaine et globale des droits humains » qui inclue des « droits de la nouvelle génération » tels qu'« un environnement sûr, sain et durable ».
Autres défis : ceux posés à la liberté d'expression et de réunion, qui « appellent une réponse ferme », et ceux liés à l'émergence des nouvelles technologies telles que l'intelligence artificielle.
Par cette Résolution, l'Assemblée parlementaire entend apporter sa contribution à la réunion du Comité des ministres du Conseil de l'Europe qui se tiendra fin mai sur ce thème des orientations stratégiques. Elle se basera sur une approche quadriennale proposée par la Secrétaire générale. (Véronique Leblanc)