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Bulletin Quotidien Europe N° 12702
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POLITIQUES SECTORIELLES / Migration

Les eurodéputés soucieux de la santé mentale des migrants dans les camps des îles grecques

Les membres de la commission des libertés civiles du Parlement européen (LIBE) ont eu un échange, lundi 19 avril, avec le vice-président de la Commission chargé de la Promotion du mode de vie européen, Margarítis Schinás, sur le sujet de la santé mentale des migrants dans les centres de réception, notamment les camps des îles grecques.

Détresse psychologique, pensées suicidaires, y compris chez les plus jeunes, sont des constats régulièrement rapportés par les ONG dans les camps de migrants et de demandeurs d’asile. Les députés y ont ajouté, lundi, les conditions d’accueil « déplorables » qui renforcent « le stress post-traumatique », a commenté la députée espagnole de Renew Europe Maite Pagazaurtundúa.

Selon le vice-président, la situation s’est toutefois nettement améliorée dans les îles grecques et les actions mises en œuvre déjà sous le gouvernement Syriza ont porté leurs fruits, avec un programme de recrutement d’un millier de professionnels de santé et l’existence d’un programme pour le soutien psychologique.

Le vice-président a cité le programme PHILOS (Emergency health response to refugee crisis) avec une enveloppe de 25 millions d’euros qui a été dépensée notamment pour des cliniques mobiles, les hôpitaux locaux et des incinérateurs de déchets médicaux. Ces efforts ont ainsi permis de freiner l’exposition des migrants à la Covid-19, selon M. Schinás.

« Il n’y a pas de cas actuellement dans les centres d’accueil » de Chios et Lesbos et « 27 cas ont été recensés à Samos ».

Le vice-président a assuré aux députés, sur la base d’une visite effectuée en Grèce le mois dernier, que les efforts pour améliorer la vie des migrants dans les camps grecs « commencent à porter leurs fruits » : il n’y a plus, à ce jour, de mineurs non accompagnés dans les îles grecques et les demandeurs d’asile les plus vulnérables sont transférés sur le continent. Par ailleurs, 3 654 personnes ont pu être relocalisées à ce jour, dont 700 mineurs.

Pour la santé mentale, le vice-président a rencontré des associations qui fournissent une série de services de ce type ; à Chios, le nombre de psychologues et psychiatres est suffisant, a-t-il dit, mais il y a un problème plus général de place.

Le vice-président a rappelé que la directive européenne sur les conditions d'accueil des demandeurs d'asile oblige les États membres à s’assurer de la santé, aussi mentale, des personnes demandant l'asile dans l’UE. Mais la Grèce est justement en infraction, a également indiqué M. Schinás, avec un cas ouvert depuis 2009 et non encore clôturé.

Pour le vice-président, les nouveaux précontrôles aux frontières extérieures introduits dans le Pacte Asile et migration (règlement sur le pre-screening) auront par ailleurs aussi vocation à prendre davantage en compte l’état général de santé des migrants. (Solenn Paulic)

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