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Bulletin Quotidien Europe N° 12702
RÉPONSE EUROPÉENNE À LA COVID-19 / SantÉ

Ursula von der Leyen et Mario Draghi veulent impliquer la société civile dans leur projet de 'santé mondiale'

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil italien et président en exercice du G20, Mario Draghi, veulent inclure la société civile dans leur projet d'une gestion future de la santé au niveau mondial, fondée sur la coordination et la coopération globale, en tirant les enseignements de la pandémie de Covid-19 pour mieux se préparer aux suivantes.

En témoignent leurs discours prononcés mardi 20 avril à l'ouverture d'un événement de consultation de la société civile organisé en ligne pour préparer le sommet mondial de la santé prévu à Rome le 21 mai.

La volonté d'organiser un tel sommet avait été annoncée par Ursula von der Leyen lors de son discours sur l'état de l'Union, en septembre 2020 (EUROPE 12561/1). Ce sommet débouchera sur la Déclaration de Rome établissant des principes.

« La pandémie de Covid-19 a tué 3 millions de personnes, causé la plus profonde contraction des économies depuis la Deuxième Guerre Mondiale », a affirmé M. Draghi dans un message vidéo.

Et d'ajouter : « Nos plans d'urgence n'étaient pas adaptés, mais nous avons montré notre capacité à réagir : les scientifiques ont mis au point des vaccins efficaces, nous avons augmenté notre production de vaccins, nos programmes de vaccination sont lancés. Mais il faut soutenir la recherche, renforcer la coordination et la coopération mondiales. Cela exigera une mobilisation des gouvernements, des entreprises, des scientifiques, des ONG ».

M. Draghi s'est dit désireux que la préparation du sommet fasse l'objet d'un « processus inclusif, pour poser les fondations de la Déclaration de Rome », à savoir renforcer les systèmes de santé, améliorer les capacités de réponse au niveau mondial, régional et national, et accompagner le tout de solidarité et d'un financement durable. 

« Nous devons coopérer, car personne ne sera en sécurité tant que tous ne le serons pas », a renchéri Mme von der Leyen, reprenant le mot d'ordre apparu en mai 2020 lors du premier marathon de collecte de fonds pour les vaccins.

« La santé est véritablement un bien public mondial, c'est pourquoi nous avons décidé d'organiser ce sommet », a-t-elle déclaré.

Il s'agira, selon elle, de réfléchir à comment prévenir de prochaines pandémies, de mieux s'y préparer, « ce qui requiert de la coopération internationale, que tous les pays aient les capacités nécessaires pour faire face aux prochaines crises, et de mobiliser les ressources au niveau mondial ».

Citant l'Union européenne en exemple, « avec l'incubateur HERA pour stimuler notre production pas seulement en Europe mais aussi pour le monde, avec l'accélération de la recherche sur les vaccins et l'accélération des procédures d'autorisation », elle a estimé qu'il convenait d'« atteindre le même niveau de préparation au niveau mondial ».

Les pays occidentaux, dont les pays de l'UE, n'ont pourtant pas le meilleur bilan au monde dans la gestion de la pandémie de Covid-19.

Un rapport exposant les conclusions de la consultation alimentera la préparation des principes de la Déclaration de Rome. (Aminata Niang)

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