Les ministres de l’Agriculture des pays de l’UE ont fait part, lundi 21 septembre, de leurs inquiétudes sur l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur.
La France a redit son opposition, en l'état, au projet d'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay) de juillet 2019, en raison de son impact estimé sur l'environnement (EUROPE 12563/28).
D’autres délégations (Espagne, Grèce, Portugal, Roumanie, Autriche, Italie…) ont soutenu la nécessité de prévoir pour certains secteurs des mesures compensatoires (une aide d'un milliard d’euros avait été mentionnée par le commissaire Phil Hogan) au cas où l’accord devait être conclu.
Lors d’une conférence de presse, la ministre allemande Julia Klöckner a souligné que l’UE n’était pas dans « la phase active » sur l’accord avec le Mercosur, mais qu’elle évaluait comment les partenaires allaient mettre en œuvre ce qui a été convenu, notamment sur l’aspect environnemental. « Pour être honnête, j’ai de sérieux doutes, s’agissant, par exemple, de ce que fait le Brésil en brûlant des terres pour produire des denrées dans des conditions non autorisées dans l’UE », a-t-elle répété.
Plusieurs ministres (Pologne, Danemark, Espagne, Grèce, Pays-Bas, Autriche, Belgique, Portugal, Roumanie…) ont salué l’accord UE/Chine sur les indications géographiques, mais ont jugé nécessaire, y compris dans le contexte des restrictions liées à la Covid-19, d’améliorer l’accès au marché chinois pour les produits agroalimentaires de l’UE. (Lionel Changeur)