Passages à tabac, fractures, décharges électriques, violences sexuelles : « dans de nombreux cas, les mauvais traitements infligés aux opposants biélorusses auraient été d'une nature si grave qu'ils constitueraient de la torture », souligne la commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe, Dunja Mijatović, dans une déclaration publiée lundi 21 septembre.
Face à la brutalité de la répression, elle rappelle aux autorités biélorusses que le droit international leur impose d'enquêter sur toute allégation de torture ou de mauvais traitement et elle encourage ce pays à rejoindre la « Convention européenne pour la prévention de la torture », ouverte aux États non membres du Conseil de l'Europe.
Par ailleurs, elle appelle les États membres du Conseil de l'Europe à venir en aide aux Biélorusses qui viendraient chercher protection sur leur territoire et à faire preuve de solidarité envers les journalistes, les militants et les défenseurs des droits de l'homme qui prennent d'énormes risques pour rendre compte de la situation en Biélorussie.
La commissaire, quant à elle, se dit « prête à offrir ses conseils et à coopérer avec les institutions européennes et internationales pour protéger nos valeurs communes des droits de l'homme dans toute l'Europe, y compris en Biélorussie ». (Véronique Leblanc)